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Comores : la réduction de la dette en bonne voie
L'Union des Comores a rempli les critères économiques nécessaires pour bénéficier d'un allègement massif de sa dette extérieure au titre de l'initiative conjointe du FMI et de la Banque mondiale sur les pays endettés, a annoncé le président Ahmed Abdallah Sambi.
"On a gagné une bataille mais on n'a pas gagné la guerre", a déclaré mardi soir le chef de l'Etat, qui a exhorté un parterre de ministres et d'agents de l'administration à "persévérer dans les efforts pour la rigueur et le redressement."
Début avril, les Comores avaient été autorisées à bénéficier de l'initiative en faveur des "pays pauvres très endettés" (PPTE), ouvrant la voie à des négociations pour la réduction de la dette du pays vis-à-vis de l'étranger, estimée à 285,9 millions de dollars fin 2009.
Lundi, le Fonds monétaire international (FMI) a estimé que l'archipel de l'océan Indien avait pris les mesures économiques nécessaires pour bénéficier pleinement de l'allègement de sa dette.
Ces mesures, mises au point avec le FMI, prévoyaient entre autres des réformes institutionnelles importantes pour favoriser la libre entreprise, un meilleur contrôle des salaires de la fonction publique et un maintien de l'arrimage de la monnaie (le franc comorien) au taux de change de l'euro.
La Banque mondiale doit se prononcer à la fin du mois sur ce point.
"Le pays inspire confiance, la Banque africaine pour le développement (BAD) est revenue, nous avons été soumis à plusieurs programmes de rigueur et avec la décision du FMI, c'est une grande étape qui a été franchie, une étape prometteuse pour rassurer les investisseurs extérieurs", s'est félicité M. Sambi.
Le chef de l'Etat a toutefois stigmatisé "les malversations" dans l'administration: "il faut lutter contre ces "pratiques frauduleuses pour rassurer davantage ces investisseurs".
LES ECHOS
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Compte rendu
L'extrême pauvreté a fortement reculé dans le monde
LEMONDE | 23.06.10 | 15h07 • Mis à jour le 23.06.10 | 18h20
A cinq ans de la date butoir fixée pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), le tableau dressé dans le rapport 2010 des Nations unies est peu encourageant. Pire encore, l'avenir, assombri à la fois par les crises, financière, économique et alimentaire, et par les menaces nouvelles liées au réchauffement climatique, semble hypothéqué. Le bilan est "mitigé", a reconnu Fabrice Ferrier, coordinateur pour la France de la Campagne du millénaire des Nations unies, à l'occasion de la présentation du rapport à Paris, mardi 22 juin.
A moins d'un électrochoc, sept des huit objectifs - assortis de 21 "cibles" et de 60 indicateurs statistiques - fixés par les 147 chefs d'Etat présents à New York, en septembre 2000 pour le Sommet du millénaire, n'ont aucune chance d'être atteints d'ici à 2015.
Seul l'objectif 1 ("réduire de moitié, de 1990 à 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à 1 dollar par jour") devrait être atteint. De 1,8 milliard, le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté (redéfinie depuis à moins de 1,25 dollar par jour) devrait passer à 920 millions d'ici à 2015. Mais l'Afrique subsaharienne, de même que certaines régions d'Europe de l'Est et d'Asie de l'Ouest n'y parviendront pas.
L'Afrique noire apparaît comme le grand perdant des OMD. Qu'il s'agisse de parvenir à l'éducation primaire pour tous (objectif 2), d'éliminer la disparité entre les sexes (objectif 3), de réduire de deux tiers le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans (objectif 4), de baisser de trois quarts le taux de mortalité maternelle (objectif 5), d'enrayer la propagation du sida (objectif 6) et d'intégrer les principes du développement durable dans les politiques (objectif 7). A l'inverse, l'Asie, tirée par la croissance, a enregistré des progrès notables sur quasiment tous les points.
L'objectif 8 ("mettre en place un partenariat mondial pour le développement") sera au coeur des débats entre la centaine de chefs d'Etat, attendus le 20 septembre à New York pour l'assemblée générale de l'ONU, et à qui il reviendra de relancer les efforts pour "tenir leurs promesses", selon les voeux de Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU.
Financements "innovants"
Car aux deux tiers du parcours, force est de constater que les pays développés n'ont pas tenu leurs engagements. Seuls cinq pays donateurs (Danemark, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège et Suède) ont atteint la cible de 0,7 % du revenu national brut (RNB) fixée par l'ONU pour l'aide publique au développement (APD). Le montant total de l'APD a atteint, en 2009, 119,6 milliards de dollars (97,5 milliards d'euros), soit 0,31 % du revenu national cumulé des pays développés. L'aide de l'Union européenne plafonne à 0,56 % et la France y a consacré 8,5 milliards d'euros, soit 0,46 % de son RNB.
Les engagements pris en 2005, lors du sommet du G8 de Gleneagles (Ecosse), auraient dû faire passer le montant total de l'APD à 130 milliards de dollars. En 2010, les prévisions, revues à la baisse du fait du ralentissement de la croissance, font craindre que l'APD ne s'établisse à 108 milliards de dollars. Le manque à gagner touche particulièrement l'Afrique, qui "ne recevra que 11 des 25 milliards de dollars promis en 2005".
Les aides publiques ayant montré leurs limites, certains pays, dont la France, comme l'a souligné Philippe Thiébaud, directeur des biens publics mondiaux au ministère des affaires étrangères, entendent pousser à New York la piste des financements "innovants", à l'image de la taxe sur les billets d'avion introduite en 2006, et qui a depuis rapporté 2 milliards d'euros. Une taxe sur les transactions financières est toujours à l'étude ainsi qu'un prélèvement sur les paris sportifs.
Brigitte Perucca
LEMONDE.FR
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Lutte contre la désertification: UN PROJET DE MURAILLE VERTE DE 7000 KM LANCE AU TCHAD
(Fraternite-Matin 24/06/2010)
Le projet de la Grande Muraille Verte (Gmv) a été officiellement lancé ce 17 Juin à N’Djamena au Tchad en présence des présidents Abdoulaye Wade du Sénégal, Ismaël Omar Gelleh de Djibouti, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi de Mauritanie et Idriss Deby Itno du Tchad.
Le projet qui a fait l’objet d’un sommet des chefs d’Etat et des gouvernement sur la Grande muraille verte réunit vise à "barrer la route à la dégradation des terres et à la pauvreté dans la région sahélo-saharienne".
En 2007, selon les experts le projet a été "entériné par l'Union africaine (UA) qui en a fait une réponse de l'Afrique au problème de la désertification. Selon ses initiateurs, la Grande muraille verte doit être une bande de verdure large de 15 km "en moyenne" reliant Dakar à Djibouti sur un tracé de plus de 7.100 km.
La muraille traversera le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Soudan, l’Erythrée et finira à Djibouti. Il est également prévu la construction de quatre vingt (80) bassins de rétention par pays traversé et l’introduction d’animaux sauvages dans la végétation qui sera ainsi formée. Au Sénégal, la muraille passera par les régions de Saint Louis, Matam, Tambacounda et Louga soit environ cinq cent kilomètres de long.
Au Sénégal entre 2006 et 2007, quatre mille hectares soit environ sept kilomètres d’arbres ont déjà été plantés sur le tracé sénégalais de la Grande Muraille Verte. Ces arbres produisent de la gomme arabique. Selon le directeur des Eaux et Forets, Mactar Cissé, ces plantations initiées par des privés sont prises en compte par le projet de la Gmv parce qu’elles sont sur le trajet de la muraille végétale.
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