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| Politique. Le principe de la présidence tournante nest pas remis en cause |
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Pour lui, le pays ne peut pas s’offrir “le luxe d’organiser une échéance électorale chaque année en comptant sur la générosité de la communauté internationale” dans le cadre de la coopération bilatérale ou multilatérale. ![]() le Ministre des Relations Extérieures de l'Union des Comores
ALWATWAN
Le chef de la diplomatie comorienne a été formel : “le principe de la présidence tournante entre les îles n’est pas remis en cause. Le prochain président de l’Union des Comores sera d’abord choisi à Mohéli” dans le cadre des primaires. Ahmed Said Djaffar répondait ainsi à un journaliste de la radio française, Radio France internationale (Rfi) qui, citant l’opposition comorienne, prête au président Sambi l’intention de vouloir s’éterniser au pouvoir en violant le principe de la tournante.
Par ailleurs, il a déploré la menace, à peine voilée, d’une sortie violente des casernes des militaires lancée sur les ondes de cette même radio française, par l’ancien président Azali, qui avait fait référence à “l’interposition” de l’armée de 1999 qui lui avait permis de prendre le pouvoir par la force. Ila indiqué que l’élection du prochain président peut intervenir cette année, comme elle peut intervenir l’année prochaine ou celle d’après, selon la décision que prendront les députés et les conseillers des îles réunis en congrès, comme le prévoit une disposition de la loi fondamentale qui dit que “A titre transitoire et en vue de l’harmonisation des élections des chefs exécutifs des îles et de l’Union, les députés et les conseillers réunis en congrès déterminent, à la majorité absolue, la date des élections du Président de l’Union et des gouverneurs”. Pour sa part, Abdou Youssouf de la mouvance présidentielle a précisé que contrairement “aux allégations de ceux qui souhaiteraient pêcher en eau trouble”, le but de la réforme constitutionnelle soutenue par différents partenaires au développement n’est pas de prolonger ou diminuer les mandats mais plutôt de les harmoniser en organisant les éléctions le même jour pour des raisons évidentes d’économies budgétaires.
Pour lui, le pays ne peut pas s’offrir “le luxe d’organiser une échéance électorale chaque année en comptant sur la générosité de la communauté internationale” dans le cadre de la coopération bilatérale ou multilatérale.
Les défenseurs du régime se flattent de “la confiance maintes fois renouvelée” au président Sambi par le peuple comorien notamment lors de la révision constitutionnelle de mai 2009 et surtout des législatives de décembre dernier. De fait, en acceptant la révision de la Constitution proposée par le gouvernement, en donnant au pouvoir une majorité aussi confortable au sein du parlement, “les Comoriens laissent ainsi au président Sambi la possibilité d’imprimer ses marques sur le pays et ses institutions. Ses opposants doivent se plier aux verdicts des urnes et continuer le combat pour le pouvoir dans le cadre de la légalité républicaine”. ALWATWAN Commentaires (0)
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