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Ce qui est aussi nécessaire, c’est que certaines dispositions sont clarifiées et qu’il n’y a plus d’ambiguïté, car ce sont les ambiguïtés dans l’interprétation du texte de la constitution qui ont créé souvent des tiraillements. lu sur ALWATWAN
 Ministre de l'Union des Comores M. ABDOURAHIM
Ministre-Abdourahim Le ministre des Postes et Télécommunications, chargé de la Communication, Dr Abdourahim Said Bakar apporte des éclaircissements sur certaines dispositions du projet de réforme de la constitution, sur le ‘‘renouvelable’’, ‘‘l’autonomie des îles’’ et le calendrier électoral qui sera examiné par le congrès. Il répond aux thèses développées par les recours en inconstitutionnalité déposés par le président de Ngazidja et le parti Ridja.
Ce nouveau projet qui est soumis à referendum porte révision de certaines dispositions qui méritent des éclaircissements. Le mot ‘‘renouvelable’’ dans le cadre de la tournante supprimé dans la première version a été réintroduite. Pourquoi ?
Tout d’abord ce que je dirais, c’est que toute la population en sa majorité salue l’esprit de la révision de certaines dispositions de la constitution car la population est plus particulièrement les responsables de diverses institutions se sont rendu compte que la Constitution actuelle qui a été adoptée en 2001 constitue plus un facteur de blocage et de tiraillements qu’un facteur de développement.
Par rapport à certaines dispositions, il y a beaucoup d’aspects importants avant de revenir à la question de renouvelable qu’il faudrait faire apparaître pour que la population puisse en prendre conscience. J’aimerais que les gens insistent sur plusieurs aspects dont le fait de confirmer que Moroni est la capitale des Comores. Mais aussi dans son article 4, toute sécession ou tentative de sécession d’une île ou de plusieurs îles est interdite, c’est quand même un élément important parce que cela nous ramène à nous positionner par rapport au séparatisme et au sécessionnisme, sans parler de la clarification des rôles des uns et des autres à travers les noms, tels que les présidents, les députés ou les conseillers avec tout ce que cela s’en suive. Mais je crois que les clarifications sont nécessaires. Ce qui est aussi nécessaire, c’est que certaines dispositions sont clarifiées et qu’il n’y a plus d’ambiguïté, car ce sont les ambiguïtés dans l’interprétation du texte de la constitution qui ont créé souvent des tiraillements.
Alors pourquoi le mot renouvelable a été réintroduit alors qu’il n’était pas apparu dans la première version, je pense que les discussions qui ont eu lieu durant la conférence inter-comorienne ont montré la nécessité de remettre le terme ‘‘renouvelable’’. Et si on parle de renouvelable, il faut aussi indiquer que cela c’est dans l’esprit de la tournante. C’est-à-dire qu’un président qui est en exercice maintenant doit attendre à ce que le tour revient à son île pour qu’il puisse se représenter. Donc dans l’esprit de la tournante le mot renouvelable veut dire, que le président qui était en exercice peut se porter candidat lorsque le tour de son île viendra.
La nouvelle constitution remet au futur congrès le soin de valider le calendrier électoral. Selon vous, quand est-ce que ces élections auront lieu ?
Je pense que c’est une très bonne question car je sais que plus particulièrement les partis d’opposition ou les détracteurs du projet de loi référendaire ont voulu réduire tout le débat à la question de l’augmentation d’un an du mandat du président Sambi. Et bien sûr, il a montré qu’il a été à l’écoute des uns et des autres et que ce n’est pas cela qui le préoccupe le plus. Dans ce cas, il a retiré l’esprit de prolonger son mandat d’un an et il a remis cela au prochain congrès. Alors quand est-ce que ces élections auront lieu, le 17 mai nous allons nous rendre aux urnes pour le référendum, je pense que dans deux ou trois mois après, la campagne pour les législatives sera lancée. Il n’y a pas encore d’indication officielle à ce niveau là, mais je pense qu’il faut se donner trois mois au maximum après le référendum pour la tenue des législatives, qui permettront la convocation du congrès qui viendra statuer sur l’harmonisation des mandats des exécutifs des îles et de l’Union.
L’autonomie des îles, large dans la constitution en vigueur a été modifiée. Qu’en pensez-vous ?
L’autonomie des îles comme la tournante ne sont pas touchées dans ce projet de loi. Ce projet clarifie exactement en son article 5 et reprend un peu l’article 9 qui est à l’origine des conflits de compétences. La loi clarifie exactement les domaines de compétences de chaque île. Je crois que cela a l’avantage d’enlever toute ambiguïté d’interprétation du texte. Car maintenant, celui qui aura l’administration de l’île saura quels sont ses domaines d’intervention et les domaines d’intervention de l’Union. Mon impression, c’est que c’est une clarification qui s’avère nécessaire pour mettre un terme aux conflits de compétence et aux interprétations abusives et intéressées.
Mon message ? J’espère que les Comoriens mesurent l’importance de ce référendum et qu’ils iront se prononcer aux urnes car c’est la règle de la démocratie. Pour ceux qui approuvent qu’ils votent oui et ceux qui n’approuvent pas votent non ou qu’ils s’abstiennent car c’est la règle du jeu. Mais je suis offusqué de voir que jusqu’à présent certains partis d’opposition qui se prétendent démocrates ou même des hommes de lois qui sont responsables de certains partis politiques d’opposition se préparent à ne pas respecter cette loi de la République donnant au chef de l’Etat le droit de convoquer les électeurs pour le référendum. Qu’ils mènent la campagne contre le projet, ou demandent à leurs partisans de s’abstenir, de ne pas voter, c’est de leur droit, mais tenter d’empêcher les gens d’aller s’exprimer c’est enlever le droit du Comorien de dire son mot par rapport à ce projet de loi référendaire. Donc j’appelle à la responsabilité, au civisme et au calme car le pays a besoin de stabilité et de la paix.
Recueillis par Abouhariat Saïd Abdallah
ALWATWAN
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