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INTERVIEW DU CHEF DE L'ETAT COMORIEN accordée au journal A ALHRAM Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Ahmed Abdallah Sambi, président de l’Union des Comores, explique l’intérêt du rapprochement de son pays avec le monde arabe, l’invitant à développer les investissements et à fournir plus d’aides.« Il existe un trésor qui a besoin d’être exploité »

 

 

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Le Président comorien SEM A.A. SAMBI

AL HRAM

 

 Al-Ahram Hebdo : Un rapprochement s’est produit ces dernières années entre les îles Comores et les pays arabes aux niveaux politique et économique. Quelle a été votre vision concernant ce fait ?

Ahmed Abdallah Sambi : Les Comores sont un membre de la Ligue arabe. Il fallait donc que je m’intéresse au monde arabe. En plus, je suis convaincu que l’avenir de ces îles est dans le monde arabe. Contre certains politiciens, je dis souvent qu’à l’heure actuelle, on n’a pas besoin d’aller à la lune. On a juste besoin de développer le système éducatif et de santé dans le pays et de quelques projets, surtout dans le domaine de l’infrastructure. En plus, la technologie existe dans le monde arabe, pourquoi faut-il aller la chercher plus loin ? C’est pourquoi j’ai déployé de grands efforts et je résiste aux forces qui œuvrent contre ce rapprochement.

— Quelles sont les potentialités de développement des Comores ?

— Les Comores peuvent devenir un pont entre les pays arabes et africains. C’est un beau pays, selon tous ses visiteurs, et les gens sont très gentils. Je ne sais pas s’il y a un autre pays du monde qui dispose d’une si grande sécurité. Les pays développés ont des problèmes dans ce domaine. Aux Comores, une femme étrangère peut sortir seule le soir et se balader dans les rues des Comores sans être exposée au moindre danger. Ce pays a donc un avenir. C’est un pays touristique et à qui Dieu a octroyé des biens qui ne sont pas encore totalement exploités, comme par exemple la richesse en poissons. On se baigne dans l’océan Indien mais on ne l’a pas toujours bien exploité, les citoyens pêchent selon la méthode de leurs ancêtres. Il est vrai que, de temps en temps, il est frappé par des émeutes qui affectent sa stabilité politique, ce qui provoque l’hésitation des investisseurs à venir, mais on essaye de répandre la conscience politique. Je crois personnellement que les Comores ont un futur prometteur, surtout que les Arabes ont commencé à les découvrir de plus en plus. Il y a pas longtemps, elles étaient méconnues, mais elles commencent à acquérir une bonne réputation et beaucoup d’Arabes viennent les visiter. C’est un trésor qui nécessite que les gens viennent découvrir. J’invite les Arabes à venir les découvrir.

— Certains opposants vous accusent de ne pas avoir déployé suffisamment d’efforts pour développer ce pays, qu’en pensez-vous ?

— Il y a un vrai développement depuis que nous sommes arrivés au pouvoir. Depuis l’indépendance, l’Etat dépendait d’une seule banque, maintenant, trois autres ont ouvert. On a payé une grande partie de nos dettes extérieures et on s’intéresse plus à la culture comorienne. Peut-être aussi que le succès de la conférence de Doha et l’intérêt croissant des pays arabes envers les Comores n’ont pas été du goût de certains, surtout nos frères et citoyens, qui ont été trop influencés par la culture occidentale. Peut-être que tout cela a provoqué ce qu’on peut nommer une turbulence politique.

— Ce rapprochement du monde arabe n’a-t-il pas influencé les relations comoriennes avec des pays comme la France ?

— La France est et restera un pays ami pour plusieurs raisons. D’abord, la France a occupé les Comores pour environ 150 ans. La culture française est omniprésente en plus de l’existence d’une grande diaspora comorienne en France. Les gouvernements français nous aident. On espère que ces aides seront plus importantes.

— Israël a proposé plusieurs fois des aides aux Comores. Quelles sont vos relations avec cet Etat ?

— Je n’ai pas caché cette offre des Israéliens. J’ai mentionné cette aide dans une session fermée avec les leaders arabes et dans les médias. Je croyais que les pays arabes, lorsqu’ils entendraient cela, allaient nous aider plus, car un autre président pourra accepter à l’avenir.

— La normalisation avec Israël n’est donc pas tout à fait rejetée ...

— Tant que je suis président des Comores, il n’y aura pas de normalisation avec Israël.

Vous savez que l’intérêt d’Israël pour les Comores n’est pas naissant, il remonte au temps du président Mohamed Djohar. Il a essayé et le président allait approuver et signer des accords. Mais l’opinion publique comorienne est contre.

 Je vous le répète, sous ma présidence, vous n’entendrez jamais que les Comores maintiennent des relations diplomatiques avec Israël. Aucun pas allant à l’encontre de la politique de la Ligue arabe sera pris dans ce sens.

— Cet intérêt que les Arabes commencent à prêter aux Comores est expliqué par certains comme une conséquence de l’intérêt israélien aux Comores. Qu’en dites-vous ?

— Je l’espère, comme j’ai déjà dit, je souhaite que les pays arabes s’intéressent de plus en plus aux Comores. Le peuple comorien est musulman et arabe. Il n’est pas un défaut d’être pauvre, mais de rester pauvre. Le problème est que nous sommes toujours pauvres alors que nous sommes arabes.

— Il semble alors que vous espérez plus des pays arabes ...

— Tout ce que j’espère est que les Arabes viendront investir dans ce pays pour qu’ils en profitent eux aussi.

Je ne demande pas l’aumône. Il existe beaucoup d’opportunités dans le secteur du tourisme, des hôtels pourront être construits, des sociétés d’aviation peuvent œuvrer. Il existe un trésor qui a besoin d’être exploité. En plus, en tant qu’Etat, on a besoin de plus de soutien politique des Arabes en plus du soutien économique. J’espère que les pays arabes s’intéresseront plus à la question de Mayotte pour qu’on puisse la récupérer, mais également j’espère qu’on pourra se mettre d’accord avec les Français. Ce sont des amis et je ne veux pas provoquer de conflit politique avec la France. Malgré le problème de Mayotte auquel j’espère trouver une solution, je ne crois pas que la France est un pays ennemi.

— La représentation diplomatique arabe est presqu’inexistante aux Comores. Comment l’expliquez-vous ?

— Actuellement, il n’y a que la Libye qui a une ambassade aux Comores, et il y a trois ans, la Ligue arabe a ouvert une ambassade ici, ce qui est un signe d’un grand intérêt. Certains pays arabes se sont dit prêts à avoir des représentations diplomatiques permanentes aux Comores, tels Qatar, le Koweït et Oman, et j’espère qu’il y en aura plus, car si des yeux arabes étaient présents aux Comores, je crois que certaines puissances n’auraient pas pu en manipuler le destin. L’absence de la diplomatie arabe se reflète négativement. J’espère que la présence diplomatique arabe deviendra plus forte, et cela aidera, j’en suis sûr, à instaurer la stabilité dans le pays.

 
INTERVIEW DU MINISTRE DES RELATIONS EXTERIEURES A RFI SUR L'ACCORD DE SORTIE DE CRISE Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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iNTERVIEW DU MINISTRE COMORIEN DES RELATIONS EXTERIEURES Me FAHMI Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Le chef de l’Etat a toujours fait montre d’ouverture, de disponibilité. Il est toujours à l’écoute de tous. Nous espérons que toutes les parties pourront discuter sereinement afin d’établir un calendrier consensuel acceptable par tous.

 A PROPOS DU GOUVERNEMENT EN EXIL : "Je rappelle que ce ne sont pas des exilés. Ils ne remplissent pas les conditions pour être qualifiés ainsi. Exilés voudraient dire qu’il s’agisse de personnes qui ont fui leur pays car ils subissaient des pressions ou des tortures. Or, ce sont des gens établis en France depuis près de 40 ans. Parlons plutôt d’un « gouvernement » de quelques Comoriens de l’étranger. Et encore, ils n’ont pas la qualité de parler au nom des Comoriens de la diaspora. Ils se discréditent pendant que nous sommes entrain de militer pour que la tournante mohélienne ait lieu dans des meilleures conditions. "

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  Interview de Me Fahmi : « Les membres du gouvernement d’exil se discréditent » selon Me Fahmi
Source :  HZK-Presse: 03/06/2010


« Les membres du gouvernement d’exil se discréditent » selon Me Fahmi

 

Six jours après sont entrée au gouvernement Sambi, le nouveau chef de la diplomatie, Me Fahmi Said Ibrahim a accordé hier à La Gazette et HZK-Presse sa première interview, dans laquelle il souhaite que « les parties pourront discuter sereinement afin d’établir un calendrier consensuel acceptable par tous », pour les futures élections harmonisées du président de l’Union et des gouverneurs des îles.

 

Question : Pourquoi, le président Sambi n’a pas fait le déplacement au 25ème sommet Afrique-France qui se tient à Nice (France) ?

 

Fahmi Said Ibrahim : Le président n’est pas parti au sommet Afrique-France parce qu’il y avait d’autres impératifs de dernière minute. Toutefois, il a désigné son vice-président pour le représenter. C’est une représentation de haut niveau.

 

Question : A défaut du chef de l’Etat, certains attendaient que ça soit, plutôt, le ministre des relations extérieures qui aille représenter le pays dans ce sommet…

 

F.S.I. : Ce n’est pas une mission diplomatique. C’est une mission d’Etat. Il y a Ahmed Ben Said Djaffar qui est présent car il a suivi le dossier depuis le début. Vous savez, je ne pourrai pas faire une passation le jeudi et partir le deuxième jour pour aller participer dans une rencontre dont je ne peux pas prétendre maîtriser. Et puis, il  ne faut pas voir en ma nomination une sanction à l’encontre de mon prédécesseur. Il s’agit d’une continuité, rien n’a changé.

 

Question : Quelle est la réaction du gouvernement comorien après la formation d’un gouvernement d’exil en France pour réclamer le départ du président Sambi ?

 

F.S.I. : On n’a pas encore examiné ce dossier au niveau du gouvernement. Je rappelle que ce ne sont pas des exilés. Ils ne remplissent pas les conditions pour être qualifiés ainsi. Exilés voudraient dire qu’il s’agisse de personnes qui ont fui leur pays car ils subissaient des pressions ou des tortures. Or, ce sont des gens établis en France depuis près de 40 ans. Parlons plutôt d’un « gouvernement » de quelques Comoriens de l’étranger. Et encore, ils n’ont pas la qualité de parler au nom des Comoriens de la diaspora. Ils se discréditent pendant que nous sommes entrain de militer pour que la tournante mohélienne ait lieu dans des meilleures conditions. En tout cas, Ngazidja, Anjouan et une grande partie des Mohéliens ne donneront pas de crédit à de telles activités nourries par certaines personnes.

 

Question : Envisagez-vous de saisir les autorités françaises sur ce dossier ?

 

F.S.I. : La question n’a pas encore été abordée par le gouvernement. On ne peut empêcher quelques Comoriens vivant en France de se réunir et former un « gouvernement ». Au moins les « ministres de ce gouvernement » sont sûrs d’être payés tous les mois car ils ont leur travail.

 

Question : Que répondez-vous à l’opposition et les forces vives de Mohéli qui contestent la légitimité du président Sambi et son nouveau gouvernement ?

 

F.S.I. : Ils le contestent parce qu’ils ne sont pas ministres. Ils ne contestent pas la légitimité, c’est le fait qu’ils ne fassent pas partie de ce gouvernement.

 

Question : Quelles sont les priorités du nouveau gouvernement dans lequel vous êtes membres ?

 

F.S.I. : Il y a les mesures importantes à prendre pour capter les engagements qui ont été faits à la conférence de Doha. Il y a également des mesures structurelles à adopter dans la gestion des finances publiques. Prendre tout diligent utile pour permettre la tenue des élections dans les dates souhaitées et notamment les primaires au mois de novembre.

 

Question : Etes-vous favorables à une reprise du dialogue institutionnel ?

 

F.S.I. : Nous attendons la médiation de l’Union africaine (Ua) et la communauté internationale. Le chef de l’Etat a toujours fait montre d’ouverture, de disponibilité. Il est toujours à l’écoute de tous. Nous espérons que toutes les parties pourront discuter sereinement afin d’établir un calendrier consensuel acceptable par tous.

 

Propos recueillis par Faissoili Abdou
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INTERVIEW DE Mme Amina Binti HASSANALY Présidente du gouvernement en exil

1) Pourquoi cette initiative d'un gouvernement en exile ?

Nous avons pris la décision de former un gouvernement en exile parce que la plus part d'entre nous, sommes à l'extérieur des frontières des Comores d'une part , et d'autre part , parce que nous considérons que le pays est pris en otage par Sambi et ses mercenaires Libyens Iraniens sans oublier les éléments introduits savamment et dispersés sur le territoire national prêts à frapper à tout moment , toute opposition active contre le pouvoir de Sambi qui est vraisemblablement le bras armé des puissances étrangères occultes et en même temps l'expressions du courant fondamentaliste auquel il est affilié et enfin pour finir c'est par solidarité avec nos frères et sœurs , Moheliens, assiégés et dont tout initiative est réprimée par le sang. ET surtout parce qu'il y'avait un vide institutionnel depuis le 26 mai à 00h00.

2) Ce gouvernement est composé de combien de membres?

Il est composé par de nombreux cadres comoriens qui librement et spontanément se sont décidés à ne pas céder à la force , au chantages et aux menaces que le régime fait valoir pour confisquer le pouvoir , au mépris de l'accord cadre de Fomboni et foulant aux pieds , la constitution consensuelle née , de la réconciliation nationale , nous œuvrons pour l'avènement d'un Etat de droit dans notre pays, la défense de la démocratie ,et le respect des libertés, le droit est le même pour tous , celui de la minorité Mohelienne ne peut pas être piétinée, bafoué, violé , sous prétexte que c'est la plus petite des 3 îles composantes l'union des Comores. Laisser faire, c'est légitimer le règne de la force au détriment de la démocratie, c'est contribuer à l'instauration d'une République bananière en lieu et place d'un état de droit.

3) Quels sont les réelles intentions de ce gouvernement ?

Internationaliser la crise institutionnelle actuelle afin de faire échec au coup d'état rampant de sambi et sa clique, stopper net les velléités de ce régime dont, les ambitions sont démesurées. Engager une offensive diplomatique de grande envergure pour sensibiliser la communauté internationale, sur les dangers réels qu'en court le pays, ainsi que la région, si ce régime parvient à s'imposer par la force au mépris de la démocratie

4) Qu'avez-vous entrepris depuis la mise en place de ce gouvernement?

.Avec très peu de moyens, nous avons réalisé des grandes choses, car notre volonté et notre détermination est inégalable, Nous avons en très peu de temps trouvés un local pour installer le gouvernement de manière à ce qu'il puisse se mettre au travail, lui fournir la logistique adéquate, c'est chose faite delà nous nous sommes déployés afin de rentrer dans le vif du sujet. Le sommet de NICE fut du pain béni et nous a offert une bonne entrée en matière, nous avons abattu un travail colossal au près de nos homologues africains. Nous avons trouvés une bonne écoute et un intérêt profond à nos doléances. La machine est bien lancée, elle ne tardera pas à atteindre sa vitesse de croisiere.SAMBI, n'a qu'à bien se tenir.

5) Etes vous en contacte avec BEIT SALAM?

Depuis le 26mai à O heure BEIT SALAM est sans locataire, seul semblerait il que le fantôme de sambi hante le lieu, et comme je n'ai pas appris à communiquer avec l'au-delà, donc j'aurai du mal. D'ailleurs, je conseille à son prochain successeur d'exorciser le lieu avant de s'y installer autrement, il risque de faire des mauvaises rencontres, la nuit tombée.

6) Avez-vous des relations avec Mohéli ?


Comment peut-il en être autrement, nous puisons toute notre énergie du combat légitime des mohéliens, avec lesquels nous sommes unis solidairement. C'est pour accompagner leur combat que nous nous engageons.

7) Votre démarche peut elle être assimilée à une déstabilisation de notre pays?

La déstabilisation de notre pays, est programmée et entreprise par ce régime illégal et illégitime .Chaque pas posé par cet ancien président depuis 4 ans, est une preuve indélébile et irréfutable, cela va du pillage favorisé de la richesse nationale par une bande de voyous en col blanc, de voleurs notoires .En passant par la vente de la citoyenneté comorienne à des éléments soupçonnés de complicité avec une entreprise terroriste internationale, jusqu'à la vente au marché noir des passeports nationaux à des personnes dont aucune enquête de moralité public n'a été préalablement mené etc. ...

8) N'avez vous pas peur d'avoir des problèmes avec les autorités françaises?

La FRANCE est un état de droit, une terre de liberté, le pays du droit de l'homme, C'est par toutes ces valeurs que nous nous sommes profondément attachés. C'est également ces valeurs que nous défendons avec force et conviction. C'est ne pas un crime de lésé majesté que de souhaiter autant de bonnes choses pour son pays. LA FRANCE est en mesure de nous comprendre, et nous osons espérer qu'elle nous apportera son aide comme elle a toujours fait chaque fois que notre pays s'est trouvé rattrapé par ses vieux démons et nous lui en seront profondément reconnaissant contrairement à d'autres ingrats.

9) Vu la distance qui vous sépare du pays quel impact ou influence vos actions peuvent avoir sur la vie politique nationale?

La FORCE des idées les convictions des personnes qui les véhiculent, la volonté qui nous anime sont autant d'argument Massu qui ont réduit à ZERO les 13000Km qui nous séparent de nos compatriotes. Les raisons et les motivations de notre combat ne peuvent qu'obtenir une grande adhésion de nos compatriotes ,et l'assentiment de toute personne éprise de paix et de liberté , y a qu' à voir les réactions nombreuses de soutien qui nous sont adressées et dont je voudrais saisir cette occasion pour remercier ,ces soutiens qui viennent des quatre coins du monde c'est extraordinaire cet élan de sympathie et de solidarité.

10) Certains jugent que la diaspora ne doit pas se mêler de la politique nationale?

La DIASPORA COMORIENNE COMPTE 250 000 PERSONNES, elle contribue au niveau du développement de nos régions par l'engagement des grands travaux d'intérêt public, son apport financier annuel est estimé à plus de 50 milliards de francs comorien et devient ainsi le 1ér bayeur de fonds du pays, donc pour vous on doit se taire n'est ce pas ? Nous sommes des comoriens à part entier et nous entendons jouir pleinement et totalement de notre citoyenneté, désormais rien de ce qui engage notre destin commun ne pourra se faire sans notre présence et notre point de vue. Vous ne pouvez pas accepter notre contribution, sociale, financière, économique et refuser notre contribution politique. CE PAYS nous appartient à toutes et à tous, personne n'a plus de droit que l'autre, désormais il en sera ainsi.


Source : Abdoul wali Saïd Mayotte presse

 
Politique. Le principe de la présidence tournante nest pas remis en cause Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Pour lui, le pays ne peut pas s’offrir “le luxe d’organiser une échéance électorale chaque année en comptant sur la générosité de la communauté internationale” dans le cadre de la coopération bilatérale ou multilatérale.

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le Ministre des Relations Extérieures de l'Union des Comores
ALWATWAN
 Le chef de la diplomatie comorienne a été formel : “le principe de la présidence tournante entre les îles n’est pas remis en cause. Le prochain président de l’Union des Comores sera d’abord choisi à Mohéli” dans le cadre des primaires. Ahmed Said Djaffar répondait ainsi à un journaliste de la radio française, Radio France internationale (Rfi) qui, citant l’opposition comorienne, prête au président Sambi l’intention de vouloir s’éterniser au pouvoir en violant le principe de la tournante.
Par ailleurs, il a déploré la menace, à peine voilée, d’une sortie violente des casernes des militaires lancée sur les ondes de cette même radio française, par l’ancien président Azali, qui avait fait référence à “l’interposition” de l’armée de 1999 qui lui avait permis de prendre le pouvoir par la force.
Ila indiqué que l’élection du prochain président peut intervenir cette année, comme elle peut intervenir l’année prochaine ou celle d’après, selon la décision que prendront les députés et les conseillers des îles réunis en congrès, comme le prévoit une disposition de la loi fondamentale qui dit que “A titre transitoire et en vue de l’harmonisation des élections des chefs exécutifs des îles et de l’Union, les députés et les conseillers réunis en congrès déterminent, à la majorité absolue, la date des élections du Président de l’Union et des gouverneurs”.
Pour sa part, Abdou Youssouf de la mouvance présidentielle a précisé que contrairement “aux allégations de ceux qui souhaiteraient pêcher en eau trouble”, le but de la réforme constitutionnelle soutenue par différents partenaires au développement n’est pas de prolonger ou diminuer les mandats mais plutôt de les harmoniser en organisant les éléctions le même jour pour des raisons évidentes d’économies budgétaires.
 
Entretien avec M'SA ALI Djamal , sociologue. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Les séparatistes grands comoriens sont nombreux à estimer le fait que les institutions de 2001 feront qu'un pouvoir dominant puisse aller à Mohéli est une aberration, et ils ont donné leur confiance à des personnes qui vont prolonger le mandat de Sambi, et dont la finalité est de corriger cette « aberration » et de restaurer une aristocratie élective.

Sociologue, Msa Ali Djamal dont ses études portent sur le dévoilement des mécanismes de domination et de la violence symbolique inspirées par la sociologie critique bourdieusienne, nous livre dans cet entretien une analyse sur la situation politique mouvementée qui prévaut aux Comores actuellement. En passant par des explications du vote de décembre dernier, il énonce à travers la notion de « rétrécissement de l'arène politique » forgé par le politiste Juan Linz « un scenario désastreux possible et de probable perduration de l'ordre politique comorien en cas de crise politique. Propos recueillis par Hamidou Saïd Ali, politiste

Said Ali Hamidou: Des élections législatives ont eu lieu aux Comores, la mouvance présidentielle a pu gagner les votes dans l'ensemble du territoire mais déchu à Mohéli, quel message doit-on retenir ?


Msa Ali Djamal: D'abord, il faut situer le contexte dans lequel ces élections ont eu lieu. Nous sommes dans un contexte où il y a le chômage des jeunes, la déqualification des diplômés, la crise économique, la crise de la représentativité liée au déclin des partis politiques, et le tout sur un fond de crispation insulaire contenu, il ya peu par les institutions de 2001. La victoire de la mouvance présidentielle, Baobab, dont le nom a un sens, chargé d'une symbolique très forte, n'est pas forcement une victoire de Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Ni une adhésion, ni un intérêt pour sa politique, c'est d'ailleurs le contraire qui se confirme. On a vu dans ces élections, trois partis électoraux : le parti de la débrouille, le parti de l'électeur idéologique, et le parti de l'absentéisme.

Ceux qui ont voté, en grande partie les candidats de la mouvance, l'ont fait pour des choix individuels liés aux conditions économiques drastiques, c'est le parti de la débrouille incarné par l'électeur erratique. Dans ce parti, cet électeur introduit dans son comportement électoral un calcul d'utilité. On a vu que Kiki de la république recruté pour faire le sal boulot, n'ayant pas de base sociale solide, a pu envoyer des représentants au parlement avec des pratiques électorales traditionnelles douteuses (libations, distributions d'argent, rastels etc.). Ces pratiques renvoient à une rélégitimation des relations clientélaires qui renforce l'efficacité de la domination sociale sur les comportements du vote.

 

 
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