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Le rôle de la diaspora ne se réduit pas à faire les fins de mois de la famille au pays. Son rôle est beaucoup plus ambitieux. Elle est très impliquée dans les projets de développement économiques, sociaux, culturels, environnementaux, de santé, d'éducation, etc via des associations de village ou thématiques.
De même que la défenses des tortues apporte à l'économie de Mohéli
(comme, vous l'avez souligné), le patrimoine architectural de l'île
d'Anjouan est un vecteur de développement.
Comme de nombreux comoriens de France, j'ai regardé avec beaucoup d'intérêt votre émission du vendredi 7 mai dernier et en particulier celle qui concerne mon île d'origine, Anjouan.
Tout d'abord, je voudrais vous féliciter de vous être démarqué des précédents reportages sur les « sans-papiers » de Mayotte, d'avoir abordé ce sujet avec humanité et d'avoir su expliquer le point de vue de ces émigrants. J'espère que grâce à votre film, les métropolitains auront une vision moins manichéenne et sécuritaire de ce problème.
Je voudrais néanmoins vous FR3 Thalassafaire part d'un certain nombre de réserves sur votre approche.
Tout d'abord, même si je n'ai pas de sympathie particulière pour les mahorais qui renient leur propres frères, je ne pense pas que le groupe de mégères à qui vous avez donné l'occasion de déverser des propos aussi haineux que stupides, soient représentatif de la population de Mayotte. Il aurait été, me semble t-il, plus honnête de donner la parole à un supporter de la politique de renvoi des clandestins qui soit en mesure d'exposer de vrais arguments.
Ma gène et mon malaise concernent le postulat de base de votre enquête, la seule chose que retiendront les téléspectateurs, que je résumerais ainsi : Anjouan connait la misère et ses habitants n'ont qu'une idée, en partir au risque de mourir en mer.
Je me permettrais donc de vous signaler que le phénomène des kwassa-kwassa est localisé autour de Domoni et concerne principalement les habitants du Nyoumakélé et non pas toute la population de l'île. Il est vrai que les anjouanais connaissent de grandes difficultés sociales et économique qui sont la conséquence des dix dernières années de troubles politiques. A ce titre, de nombreux cadres ont émigré – légalement - en France, Afrique du Sud, Canada, etc. Néanmoins, ceux qui restent essayent d'agir dans leur île et parfois réussissent malgré les difficultés. Là encore, il aurait été intéressant de donner la parole à ces petits entrepreneurs qu'ils soient jeunes diplômés ou membre de la diaspora revenus au pays au moment de la retraite.
De plus, sans perdre le fil de votre reportage sur la situation de ces expulsés, vous auriez pu par exemple parler de l'agriculture du Nyoumakélé : son élevage de vaches laitières, ses coopératives et la distribution des produits laitier dans tout l'archipel
Je voudrais également vous signaler un raccourci qui est apparu dans le reportage sur la grande Comores et qui a du faire bondir plus d'un Comorien de France. Le rôle de la diaspora ne se réduit pas à faire les fins de mois de la famille au pays. Son rôle est beaucoup plus ambitieux. Elle est très impliquée dans les projets de développement économiques, sociaux, culturels, environnementaux, de santé, d'éducation, etc via des associations de village ou thématiques. L'interaction entre les comoriens d'ici et de là bas est permanente et s'accélère grâce à Internet. Aujourd'hui les Comoriens de France et ceux du pays souhaitent que l'on parle d'eux d'une manière qui ne soit pas uniquement misérabiliste.
Je préside une association parmi les centaines dont j'ai parlé plus haut. Notre préoccupation est la défense du patrimoine architectural des Comores (voir notre site : patrimoinecomores.org) et je suis très heureuse quand un journaliste s'intéresse à notre patrimoine. A ce titre, j'aurais aimé que la visite du vieux Domoni ne soit pas escamotée.
De même que la défenses des tortues apporte à l'économie de Mohéli (comme, vous l'avez souligné), le patrimoine architectural de l'île d'Anjouan est un vecteur de développement.
Nous espérons donc qu'à une prochaine occasion, les journalistes de votre émission éviteront les clichés. Dans ces conditions nous serons toujours heureux de leur montrer les beautés de notre île sans pour autant en cacher les difficultés que vivent les nôtres au quotidien
www.patrimoinecomores.org
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Harry Roselmack a choisi de suivre des salafistes marseillais, mais les éléments rapportés n'ont aucun lien avec la réalité : on connaît l'épisode des abattoirs de Saint-Louis avec le mouton vivant transporté dans une voiture, mais il y a aussi eu l'organisation d'un match de foot qui s'est fini en prière générale sur le terrain, raconte-t-il. Il faut arrêter avec les clichés sur les barbus et les burqas. »
20MINUTES.FR
Marre d'être stigmatisé. Un collectif regroupant la Fédération régionale des musulmans du sud de la France et la Fédération française des associations islamiques d'Afrique, des Comores et des Antilles,a alerté le CSA sur la diffusion mi-février de l'émission présentée par Harry Roselmack « En immersion », et a envoyé un courrier à TF1.
« L'épisode porte sur les fanatismes religieux dans les trois grandes religions, explique Maurad Goual, membre du collectif et élu du 5e secteur. Harry Roselmack a choisi de suivre des salafistes marseillais, mais les éléments rapportés n'ont aucun lien avec la réalité : on connaît l'épisode des abattoirs de Saint-Louis avec le mouton vivant transporté dans une voiture, mais il y a aussi eu l'organisation d'un match de foot qui s'est fini en prière générale sur le terrain, raconte-t-il. Il faut arrêter avec les clichés sur les barbus et les burqas. » Le collectif a ainsi demandé à la chaîne un prévisionnage de l'émission et, si besoin, un droit de réponse. En vain pour l'heure. Il envisage de déposer une plainte auprès du CSA après sa diffusion. Selon le collectif, le premier reportage, « Derrière les murs de la cité », tourné à Villiers-le-Bel, aurait fait l'objet d'une plainte. Hier, le CSA n'a pas confirmé. W
A. R.
http://www.20minutes.fr/
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Fatima Boyer, la présidente du Collectif du patrimoine des Comores, l’association qui a milité en faveur de cette inscription, a remercié les innombrables mécènes qui ont contribué à l’organisation de cette cérémonie.  SINEJOU VUE SUR MUTSAMUDU ANJOUAN COMORES
ALWATWAN
 SINEJOU MUTSAMUDU VUE INTERIEURE
Une cérémonie pour fêter l’inscription du monument Ujumbe à la liste des World Monuments Found a été organisée lundi après-midi au foyer Jaf de Mutsamudu. Animée par le président national de la Jeune chambre internationale, Farid Rachad, et l’ancien vice-président Caabi Elyachourtu, la fête a pris des allures de concert, de jeu questions-réponses avec cadeaux à l’adresse des jeunes enfants, et de solennités orales. En plus de nombreux curieux qui jonchaient le foyer, plusieurs personnalités y ont assisté, notamment le maire de Mutsamudu, le grand derviche de la confrérie rifayi, cheikh Afretane, d’anciens ministres, etc.

Fatima Boyer, la présidente du Collectif du patrimoine des Comores, l’association qui a milité en faveur de cette inscription, a remercié les innombrables mécènes qui ont contribué à l’organisation de cette cérémonie. Elle n’a pas non plus tari d’éloges à l’endroit du président Ahmed Abdallah Sambi, lequel, d’après elle, a promis le décaissement de près de 25 millions de francs comoriens, pour les travaux de réhabilitation du monument en question. Enfin, des bulletins d’adhésion au Cpc ont été distribués à l’assistance. Leur utilité est surtout de permettre un versement régulier d’un montant symbolique de don, variant de 20 à 50 euros annuels selon le statut de l’adhérant.
ALWATWAN
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Snu/Union des Comores. Signature de l’accord “Programme Unique”
Le coordonnateur résidant du Système des Nation-Unies (Snu) en Union des Comore, Opiah Mensah Kumah, et le ministre comorien des Relations extérieures (Mirex), Ahmed Ben Djaffar, ont procédé à la signature, hier, de l’accord dit “Programme unique des Nations-Unies pour l’Union des Comores”, hier 15 décembre à la salle de conférence de Mirex.
Cette cérémonie est l’aboutissement d’un long processus qui a débuté en 2008 et s’est poursuivie par une large consultation et la “retraite des agences résidentes et non résidentes du Snu Comores” auxquelles le gouvernement a pris part activement. Le Programme Unique s’inscrit dans le cadre de la réforme des Nation-Unies engagée dans la recherche d’une “plus grande cohérence, d’une rationalisation des interventions afin d’être plus unis dans l’action et plus efficient dans l’accompagnement des pays vers les Objectifs du millénaires pour le développement (Omd)”.
ALWATWAN
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Entreprendre au Féminin a son bureau à Ndzuwani
L’association féminine Entreprendre au Féminin Océan Indien s’ancre de plus en plus dans le paysage associative anjouanaise. Mercredi dernier à Mutsamudu, lors d’une assemblée ayant réuni 9 associations féminines à diverses vocations, le bureau de sa section anjouanaise a été élu. La direction anjouanaise de l’Entreprenariat Féminin, qui a organisé cette assemblée en partenariat avec la direction du genre, la Chambre de commerce et l’Association des femmes entrepreneurs, a supervisé les élections qui ont porté Yasmine Hassan Alfène à la présidence de l’Efoi.
Cette femme commerçante est jusqu’ici connue comme le leader du plus important “conglomérat” d’associations de lutte contre le sida dans l’île. Les autres postes de vice-présidente, secrétaire générale et de trésorière, sont respectivement allées à Echati Chadhuli, Soubaïati Abdou et Haïrati Mahamoud. Dans le souci de rendre ce bureau plus représentatif du maximum des associations présentes, des postes d’assistants ont été attribués par nomination à quatre autres membres.
Entreprendre au Féminin Océan Indien est une plate-forme qui rassemble les femmes actives dans un souci de soutenir et de valoriser l’emploi aussi bien que l’initiative entrepreneuriale des femmes.
Alwatwan
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Ceux qui n’ont pas pu retrouver les corps des leurs, doivent également se sentir rassurés et apaisés car Dieu le Tout puissant, l’Omniscient aurait certainement déjà accordé à l’âme de ces défunts, sa miséricorde.
Allocution de Son Excellence Monsieur AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI, Président de l’Union des Comores, à l’Occasion de la Cérémonie d’inhumation des victimes du crash du vol de Yemenia, du 30 juin 2009
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Mes Chers compatriotes,
Honorable assistance,
Nous voici réuni ici, en cette occasion solennelle, cinq mois après le terrible drame qui a frappé notre pays tout entier, le 30 juin dernier, pour accompagner ces femmes, ces hommes et ces enfants, qui nous sont si chers, à leur dernière demeure.
J’ai tenu à être parmi vous, aujourd’hui, dans cette ville d’Iconi, choisie pour abriter les tombes de ces nombreux frères et sœurs, pour participer avec vous à cette cérémonie particulièrement douloureuse, qui restera marquée à jamais, dans notre mémoire.
En effet, non seulement c’est la première fois que des familles comoriennes perdent un si grand nombre de leurs proches de façon aussi brutale et tragique mais c’est aussi la toute première fois que notre nation se trouve privée, soudainement, d’un si grand nombre de sa population, suite à une tragédie aérienne.
Aucun des mots que je prononcerai ici ne comblera le grand vide laissé dans vos cœurs, et ne fera disparaître la douleur profonde que ressentent toutes celles et tous ceux qui, ont perdu à jamais, un père, une mère, un mari, une épouse, un enfant ou un proche tout simplement.
Aucune de mes paroles ne vous fera oublier les très longues semaines de peine, de douleur, de doute, d’incertitude, de panique et de stress que vous avez vécues, nuit et jour, depuis cette fatidique date du 30 juin 2009, où cette terrible tragédie s’est abattue sur ce pays.
Toutefois, en ces circonstances particulièrement douloureuses, je voudrais au nom du peuple et du Gouvernement comoriens et en mon nom personnel, renouveler notre profonde sympathie et notre sincère compassion à vous les familles des victimes.
Je tiens, en outre, à vous rendre un hommage mérité, pour la patience dont vous avez su faire preuve tout au long de ces mois douloureux, où il a fallu attendre la récupération des corps dans les eaux tanzaniennes, les résultats de leur identification, ensuite leur rapatriement aux Comores et enfin la difficile récupération des corps qui étaient coincés dans l’avion, ici dans notre pays et leur identification.
Vous avez su gérer, avec une remarquable dignité, ces longs moments de peine, d’incertitude et de doute jusqu’à ce que nous puissions, enfin, nous réunir, ici aujourd’hui, pour l’inhumation de ces corps.
C’est par respect pour votre peine et votre chagrin que mon Gouvernement a toujours privilégié le dialogue et la concertation pour que toutes les décisions qui seraient prises aillent dans le sens de vos souhaits.
C’est aussi dans le même sens et par respect pour les droits qui sont les vôtres, que nous avons tenu à ce que vous soyez associés à toutes les démarches nécessaires et que le choix ait été donné aux familles qui le souhaitaient, de récupérer les corps de leurs proches pour les inhumer au cimetière de leur choix, bien évidemment conformément au respect des normes d’hygiène et de santé publique.
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