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Par DARCHARI MIKIDACHE, Président du CEEC
Clôture du forum de l'UEMOA sur les nouvelles stratégies de développement (PAPIER GENERAL)
(Xinhuanet 17/06/2010)
LOME -- Le forum du cinquantenaire des indépendances dans l'Union économique et monétaire ouest (Uemoa), ouvert mardi, s'est achevé sur la constatation de la nécessité pour les pays de l'Union de redéfinir de nouvelles stratégies pour leur développement, a-t-on constaté mercredi dans la capitale togolaise.
Le forum s'est tenu sous le thème "Développement durable et promotion de grands projets structurants : évolution des réalisations et défis à relever".
Initié par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), institution financière de l'Uemoa, il a regroupé des experts de haut niveau, d'anciens Premiers ministres, des chercheurs, des universitaires et des banquiers des huits pays de ce regroupement de huit pays.
Au terme des travaux, le Président de la Boad, Abdoulaye Bio- Tchané, a fait remarquer que l'Afrique a fait des progrès indéniables et que ce continent en 2010 est différent de celui de 1960 au moment où près de 25 de ses Etats obtenaient leur indépendance. "A bien des égards, on se porte mieux qu'au moment où nous étions indépendants", a-t-il précisé.
"Si nous nous comparons aux pays qui étaient à notre niveau en 1960, nous constatons que nous sommes en retrait par rapport à eux ", a cependant nuancé M. Bio-Tchané.
Le défi pour le continent africain aujourd'hui c'est de tenir compte de tout cela et de "définir de nouvelles stratégies qui lui permettent de croître beaucoup plus vite", a-t-il expliqué, ajoutant qu'au niveau de la Boad cela se comprend en terme de plus d'investissements en faveur du développement dans l'Uemoa.
Pour Bio-Tchané, en améliorant la gouvernance avec sa richesse extraordinaire, la jeunesse de sa population et l'extraordinaire dynamisme de cette population, l'Afrique est en mesure "davancer plus vite que les autres, plus vite que par le passé et, dans un horizon pas trop lointain, d'être la référence sur plusieurs plans et en particulier sur le plan économique".
Selon le Premier ministre togolais Gilbert Houngbo, les échecs enregistrés par les pays de l'Uemoa ne doivent pas les affaiblir mais plutôt leur servir de base et de point de départ pour tracer une nouvelle trajectoire du développement de la sous-région.
"Le temps est venu d'innover, de sortir des entiers battus et d' explorer de nouveaux moyens d'action", avait-il annoncé à l' ouverture de ce forum, précisant que le défi de développement des Etats de la sous-région "est et reste encore la priorité" des gouvernants dans un contexte difficile ponctué de nombreuses crises.
Selon Jean-Michel Severino, ancien directeur général de l' Agence française de développement (AFD), "la valorisation des actifs africains est un sujet premier de croissance" pour ce continent.
Il a indiqué que la réflexion sur le développement de l'Afrique doit venir de l'Afrique même et aussi par les Africains eux-mêmes.
Le forum de Lomé a débattu de la problématique du développement de l'Afrique, des exemples de réussite en matière de financement de projets dans l'espace Uemoa, de la conception et promotion de grands projets structurants sur la base d'une mutualité d'intérêt régionaux au service d'une vision partagée.
Les réflexions ont abordé également les questions de financement de grands projets dans le secteur de l'énergie solaire en matière de promotion des énergies renouvelables dans l'espace Uemoa, de la promotion et du financement des projets admissibles au mécanisme pour un développement propre, les exigences sociales, économiques,politiques et écologiques de l'émergence de l'Afrique.
La question du type de ressources humaines nécessaire pour accompagner l'émergence du continent africain et la préservation de l'environnement en terme de stratégies, de promotion et de financement de projets d'adaptation au changement climatique, ont été d'autres préoccupations de cette rencontre.
L'Uemoa regroupe huit pays à savoir le Bénin, le Burkina faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Niger, le Mali, le Sénégal et le Togo dont sept célèbrent, cette année 2010, les cinquante ans de leur ascession à la souveraineté internationale.
source :Xinhuanet
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Situation de l'enfant Africain: Des progrès mais pas mal de défis
(Journal du Mali 17/06/2010)
L’environnement protecteur de l’enfant, dans sa globalité, reste confronté à nombreuses difficultés. Notre pays et les autres pays du continent célèbrent aujourd’hui la Journée de l'enfant africain.
L’événement commémore le massacre des enfants de Soweto, en 1976 par le régime raciste de l’apartheid alors au pouvoir en Afrique du Sud. Le 16 juin a été proclamé comme date anniversaire conformément à la décision de la 26è session des chefs d'États et de gouvernements de l’Organisation de l’unité africaine, l’ancêtre de l’Union africaine.
Cette journée offre l’occasion aux différents acteurs en charge de la promotion des droits de l’enfant, d’examiner les progrès accomplis dans l’accès aux droits fondamentaux de l’enfant. Elle sert aussi de moteur pour susciter l’intérêt des décideurs et du public en faveur de la mobilisation des ressources de qualité pour mieux bâtir et garantir l’environnement protecteur de l’enfant.Cette édition 2010, a pour thème : “ Planifier et budgétiser en vue du bien-être de l’enfant : une responsabilité collective ”.
Ce thème, explique Aliou Barry, le directeur national de l'Enfant, reflète le souci des acteurs clés œuvrant dans le domaine de la protection de l’enfant de disposer des moyens de qualité nécessaires pour assurer la réalisation effective des stratégies et plans de manière à consacrer efficacement le droit de l’enfant à la protection partout au Mali. Les activités se dérouleront du 12 au 30 juin. Le programme prévoit des visites dans des centres de prise en charge des enfants vulnérables, des conférences débats, des tables rondes et des émissions radiophoniques.
Y participeront les enfants, les parents, les organisations de la société civile, des artistes, les autorités politiques et administratives et tous les acteurs intervenant dans la protection des enfants. La journée phare, celle du 16 juin sera marquée par une cérémonie plénière.Parlant de la situation générale des enfants Aliou Barry a indiqué que selon le rapport de l’Unicef intitulé, “ La situation des enfants dans le monde ” en 2009, des progrès considérables ont été accomplis au cours des vingt dernières années.
Le nombre annuel de décès d’enfants de moins de cinq ans est passé d’environ 12,5 millions à près de 8,8 millions en 2008, ce qui représente une diminution de 28 % du taux de mortalité.Au plan mondial, environ 84 % des enfants en âge de fréquenter l’école primaire sont aujourd’hui scolarisés et l’écart entre les sexes dans les écoles primaires est en train de se réduire. Par ailleurs, les enfants ne sont plus les faces cachées de la pandémie du Vih-Sida.
À ces acquis, il faut ajouter l’existence de mesures importantes, notamment législatives, administratives, y compris les conventions de partenariat tant dans les pays et qu’en matière de collaboration transfrontalière dans le dessein d’assurer la réalisation des objectifs de promotion et de protection de l’enfant contre l’exploitation et la maltraitance. Cependant les droits de l’enfant sont loin d’êtres garantis et les vulnérabilités demeurent importantes et s’accroissent particulièrement en Afrique subsaharienne selon l’Unicef. On estime que le nombre d’orphelins en Afrique qui est de 40 millions, atteindrait 50 millions d’ici la fin de cette année 2010.
La moitié d’entre eux seraient des orphelins du sida auxquelles s’ajoutent d’autres catégories d’enfants et d’autres types de vulnérabilités. Notre pays n’est pas épargné du lot des pays concernés par le développement de ce phénomène. Même si des progrès significatifs ont été réalisés dans la jouissance par les enfants du droit d’accès à la survie, au développement, à la protection et à la participation grâce à la mise en place de plusieurs mécanismes et programmes d’action dans différents secteurs stratégiques. En dépit de ces progrès, force est de constater qu’il existe d’immenses besoins non satisfaits des enfants.
En effet a poursuivi le directeur national de l’Enfant, les constats montrent que les efforts jusque là fournis sont loin de permettre d’atteindre objectifs liés à l’accès aux droits de l’enfant alors que le cadre et le système de promotion et de protection des droits de l’enfant sont caractérisés par leur extrême fragilité.
Selon Aliou Barry, au Mali l’environnement protecteur de l’enfant, dans sa globalité, reste confronté à plusieurs défis comme le faible accès aux services sociaux (santé, nutrition, scolarisation, réinsertion socioprofessionnelle…), le Vih-Sida et autres risques et types de vulnérabilités, la faible implication des collectivités territoriales ou décentralisées dans la gestion des besoins de protection de l’enfant.
Le faible niveau de mobilisation des ressources publiques pour la protection et la prise en charge des besoins de l’enfant (0,34 % du budget national) ainsi que l'insuffisance de qualité dans la planification et la budgétisation des interventions et programmes en faveur de la protection des droits de l’enfant constituent d’autres défis à relever. La qualité de planification et le niveau de budgétisation des ressources publiques comptent parmi les principaux handicaps à la réalisation effective de l’accès des enfants à tous leurs droits.
Par Mariam TRAORE / L'essor
Journal du Mali
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1939-1940 - Les tirailleurs sénégalais victimes de crimes de guerre restés impunis
Par RFI
En France, la nation s'apprête à célébrer les 70 ans de l'appel du 18 juin du général de Gaulle, point de départ de la résistance française face au nazisme. La veille, le 17 juin 1940, date bien moins glorieuse, le maréchal Pétain, «le coeur serré», demandait dans un discours radiodiffusé que les combats cessent. L'armistice sera signé le 22 juin. Cet anniversaire est l'occasion de rappeler les crimes de guerre dont ont été victimes les tirailleurs sénégalais, crimes commis par l 'armée allemande.
Le 17 juin 1940, la France capitule face à l'Allemagne nazie. Une défaite sans précédent dans l'histoire. Pourtant, les soldats français se sont battus avec acharnement. 70 000 hommes sont morts au combat dont 5 000 tirailleurs sénégalais froidement exécutés par les Allemands au seul motif qu'ils étaient noirs. Christophe Dutrône, historien, apporte son éclairage sur cette période : « C’est indiscutablement la conséquence de la propagande du Reich et c’est aussi la conséquence d’une propagande diffusée durant la première guerre mondiale pour montrer le tirailleur comme particulièrement sauvage, particulièrement cruel. Et on opposait la civilisation européenne à la barbarie africaine ».
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Les tirailleurs sénégalais sont engagés dans toutes les grandes batailles de la campagne de France, sur la ligne « Weygand », sur la Marne, sur la Loire. A chaque fois, ils font preuve d'une très grande combativité. Christophe Dutrône précise : « Très souvent, les tirailleurs vont opposer une résistance farouche lors des combats et faire subir aux Allemands des pertes sensibles... et ça, les Allemands ne le supportent pas. Donc, très souvent, à la fin d’un combat, lorsque les Français sont contraints de se rendre, les Africains sont séparés de leurs cadres européens. Et très souvent, les Africains sont ...exécutés. Il y a aussi des cas où tout bonnement, sans aucune raison, dans une colonne de prisonniers qui remonte vers l’Allemagne, un Allemand sort du rang, prend son pistolet et abat un tirailleur. Donc ce ne sont pas des crimes organisés. Ce sont des crimes spontanés et qui sont la conséquence d’une propagande raciale développée par le Reich ».
Ainsi, le 10 juin 1940 dans l'Oise, 150 soldats des troupes d'Afrique sont assassinés ainsi que huit de leurs officiers qui ont osé s'interposer. La paix revenue, aucune cour de justice n’a jugé ces crimes de guerre.
RFI
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Le secteur financier se heurte en Afrique à des obstacles omniprésents et à des chocs puissants (ANALYSE)
(Xinhuanet 17/06/2010)
LOME -- Le secteur financier se heurte en Afrique à des obstacles omniprésents et à des chocs fréquents et puissants, a relevé Abdoulaye Bio-Tchané, président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad), institution financière de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) de huit pays ayant le franc Cfa en commun.