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Economie
Déclaration finale du FMI sur la mission de consultation sur l'Union des Comores Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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 Une mission des services du FMI a séjourné à l'Union des Comores du 12 au 26 juillet 2006 pour des discussions au titre des consultations sur l'Article IV pour l'année 2006. La mission remercie les autorités pour leur accueil chaleureux et pour leur excellente collaboration. Les discussions ont porté sur la stratégie de réforme à moyen terme visant à augmenter la croissance économique et à améliorer la prestation des services publics. La mission a également discuté d'un ensemble de mesures à court terme pour faire face à la détérioration nette des finances publiques au cours du premier semestre de 2006.

 
Le 1er riz made in Comores sur le marché ET AUTRES ARTICLES Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Ce riz produit dans la région nord dans un étendu de territoire dans la savane de Koua Mitsamiouli ne sera pas mis directement en vente. Il va entrer dans les stocks de la société. « Cette récolte sert de stock de sécurité. Il va consister à une soudure entre la commande et l'arrivée de la cargaison car il existe un moment de flottement entre temps.

HZK PRESSE
 Le centre national pour la recherche et l'exploitation agricole (Cnrea) a présenté aux autorités la qualité du riz produit sur place. Cette récolte est loin de nous diriger vers l'autosuffisance en la matière. Mais le fait de manger notre propre riz cultivé sur place par des producteurs comoriens, est un projet louable.

C'est dans les hauts plateaux de la région de Mitsamiouli que ce riz est cultivé. Pour la troisième récolte d'expérimentation, les agriculteurs de ce centre ont produit plus de 5 000 tonnes d'une qualité moyenne qui répond aux normes de riz ordinaire. Mais une quantité insuffisante par rapport aux besoins du pays en matière de consommation de cette denrée. Ces grains magiques sont désormais entre les mains de l'Office national d'importation et commercialisation du riz (Onicor).

 
Les Comores peuvent bénéficier d'un allégement de leur dette selon le FMI et la BM Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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L'allégement de la dette au titre de l'initiative PPTE, en VAN, atteindra 45,1 millions de dollars EU pour l'IDA et 4,3 millions de dollars EU pour le FMI, et deviendra irrévocable lorsque le pays aura atteint le point d'achèvement. Au point d'achèvement, les Comores seront aussi admises à bénéficier d'une aide au titre de l'IADM.

Newpress.fr
COMMUNIQUE 
 Le FMI et la Banque mondiale annoncent que les Comores peuvent commencer à bénéficier d'un allégement de la dette

FMI Fonds Monétaire International - 30/06/2010

Le Fonds monétaire international (FMI) et l'Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale ont établi que l'Union des Comores a pris les mesures nécessaires pour atteindre le point de décision au titre de l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Les décisions prises par les conseils d'administration des deux institutions constituent une étape en vue de l'octroi aux Comores d'un allégement de la dette de 144,8 millions de dollars EU en valeur actuelle nette (VAN). Le Conseil des administrateurs de l'IDA a approuvé aussi une aide intérimaire pour couvrir une partie du service de la dette des Comores envers l'institution.

Mbuyamu Matungulu, chef de mission du FMI pour les Comores, a déclaré : « Ces deux dernières années, les Comores ont accompli des progrès en matière de réformes politiques et économiques. En dépit d'un contexte difficile, les résultats obtenus dans le cadre des programmes appuyés par le FMI ont été satisfaisants dans l'ensemble. La croissance s'accélère et les autorités comoriennes cherchent à renforcer la stabilité macroéconomique en consolidant les finances publiques et en améliorant leur gestion. La discipline budgétaire et l'accélération de la réforme des services publics, l'aide concessionnelle durable des donateurs, l'application intégrale de l'allégement de la dette au titre de l'initiative PPTE et de l'initiative d'allégement de la dette multilatérale (IADM), et une gestion saine de la dette seront essentiels pour assurer la viabilité à moyen terme de la situation macroéconomique et de la dette, et placer l'économie sur une trajectoire de croissance soutenue et de réduction plus rapide de la pauvreté. »

 
REVUE WEB ECONOMIE AFRIQUE DEVELOPPEMENT COMPILEE PAR LE CEEC Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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AVEC LE CEEC, travaillons ensemble pour le développementImage

www.comores-yatru.org et www.ceec-comores.org

Par DARCHARI  MIKIDACHE, Président du CEEC

 Clôture du forum de l'UEMOA sur les nouvelles stratégies de développement (PAPIER GENERAL)
(Xinhuanet 17/06/2010)


LOME -- Le forum du cinquantenaire des indépendances dans l'Union économique et monétaire ouest (Uemoa), ouvert mardi, s'est achevé sur la constatation de la nécessité pour les pays de l'Union de redéfinir de nouvelles stratégies pour leur développement, a-t-on constaté mercredi dans la capitale togolaise.

Le forum s'est tenu sous le thème "Développement durable et promotion de grands projets structurants : évolution des réalisations et défis à relever".

Initié par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), institution financière de l'Uemoa, il a regroupé des experts de haut niveau, d'anciens Premiers ministres, des chercheurs, des universitaires et des banquiers des huits pays de ce regroupement de huit pays.

Au terme des travaux, le Président de la Boad, Abdoulaye Bio- Tchané, a fait remarquer que l'Afrique a fait des progrès indéniables et que ce continent en 2010 est différent de celui de 1960 au moment où près de 25 de ses Etats obtenaient leur indépendance. "A bien des égards, on se porte mieux qu'au moment où nous étions indépendants", a-t-il précisé.

"Si nous nous comparons aux pays qui étaient à notre niveau en 1960, nous constatons que nous sommes en retrait par rapport à eux ", a cependant nuancé M. Bio-Tchané.

Le défi pour le continent africain aujourd'hui c'est de tenir compte de tout cela et de "définir de nouvelles stratégies qui lui permettent de croître beaucoup plus vite", a-t-il expliqué, ajoutant qu'au niveau de la Boad cela se comprend en terme de plus d'investissements en faveur du développement dans l'Uemoa.

Pour Bio-Tchané, en améliorant la gouvernance avec sa richesse extraordinaire, la jeunesse de sa population et l'extraordinaire dynamisme de cette population, l'Afrique est en mesure "davancer plus vite que les autres, plus vite que par le passé et, dans un horizon pas trop lointain, d'être la référence sur plusieurs plans et en particulier sur le plan économique".

Selon le Premier ministre togolais Gilbert Houngbo, les échecs enregistrés par les pays de l'Uemoa ne doivent pas les affaiblir mais plutôt leur servir de base et de point de départ pour tracer une nouvelle trajectoire du développement de la sous-région.

"Le temps est venu d'innover, de sortir des entiers battus et d' explorer de nouveaux moyens d'action", avait-il annoncé à l' ouverture de ce forum, précisant que le défi de développement des Etats de la sous-région "est et reste encore la priorité" des gouvernants dans un contexte difficile ponctué de nombreuses crises.

Selon Jean-Michel Severino, ancien directeur général de l' Agence française de développement (AFD), "la valorisation des actifs africains est un sujet premier de croissance" pour ce continent.

Il a indiqué que la réflexion sur le développement de l'Afrique doit venir de l'Afrique même et aussi par les Africains eux-mêmes.

Le forum de Lomé a débattu de la problématique du développement de l'Afrique, des exemples de réussite en matière de financement de projets dans l'espace Uemoa, de la conception et promotion de grands projets structurants sur la base d'une mutualité d'intérêt régionaux au service d'une vision partagée.

Les réflexions ont abordé également les questions de financement de grands projets dans le secteur de l'énergie solaire en matière de promotion des énergies renouvelables dans l'espace Uemoa, de la promotion et du financement des projets admissibles au mécanisme pour un développement propre, les exigences sociales, économiques,politiques et écologiques de l'émergence de l'Afrique.

La question du type de ressources humaines nécessaire pour accompagner l'émergence du continent africain et la préservation de l'environnement en terme de stratégies, de promotion et de financement de projets d'adaptation au changement climatique, ont été d'autres préoccupations de cette rencontre.

L'Uemoa regroupe huit pays à savoir le Bénin, le Burkina faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Niger, le Mali, le Sénégal et le Togo dont sept célèbrent, cette année 2010, les cinquante ans de leur ascession à la souveraineté internationale.

source :Xinhuanet

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Situation de l'enfant Africain: Des progrès mais pas mal de défis
(Journal du Mali 17/06/2010)


L’environnement protecteur de l’enfant, dans sa globalité, reste confronté à nombreuses difficultés. Notre pays et les autres pays du continent célèbrent aujourd’hui la Journée de l'enfant africain.


L’événement commémore le massacre des enfants de Soweto, en 1976 par le régime raciste de l’apartheid alors au pouvoir en Afrique du Sud. Le 16 juin a été proclamé comme date anniversaire conformément à la décision de la 26è session des chefs d'États et de gouvernements de l’Organisation de l’unité africaine, l’ancêtre de l’Union africaine.

Cette journée offre l’occasion aux différents acteurs en charge de la promotion des droits de l’enfant, d’examiner les progrès accomplis dans l’accès aux droits fondamentaux de l’enfant. Elle sert aussi de moteur pour susciter l’intérêt des décideurs et du public en faveur de la mobilisation des ressources de qualité pour mieux bâtir et garantir l’environnement protecteur de l’enfant.Cette édition 2010, a pour thème : “ Planifier et budgétiser en vue du bien-être de l’enfant : une responsabilité collective ”.

Ce thème, explique Aliou Barry, le directeur national de l'Enfant, reflète le souci des acteurs clés œuvrant dans le domaine de la protection de l’enfant de disposer des moyens de qualité nécessaires pour assurer la réalisation effective des stratégies et plans de manière à consacrer efficacement le droit de l’enfant à la protection partout au Mali. Les activités se dérouleront du 12 au 30 juin. Le programme prévoit des visites dans des centres de prise en charge des enfants vulnérables, des conférences débats, des tables rondes et des émissions radiophoniques.

Y participeront les enfants, les parents, les organisations de la société civile, des artistes, les autorités politiques et administratives et tous les acteurs intervenant dans la protection des enfants. La journée phare, celle du 16 juin sera marquée par une cérémonie plénière.Parlant de la situation générale des enfants Aliou Barry a indiqué que selon le rapport de l’Unicef intitulé, “ La situation des enfants dans le monde ” en 2009, des progrès considérables ont été accomplis au cours des vingt dernières années.

Le nombre annuel de décès d’enfants de moins de cinq ans est passé d’environ 12,5 millions à près de 8,8 millions en 2008, ce qui représente une diminution de 28 % du taux de mortalité.Au plan mondial, environ 84 % des enfants en âge de fréquenter l’école primaire sont aujourd’hui scolarisés et l’écart entre les sexes dans les écoles primaires est en train de se réduire. Par ailleurs, les enfants ne sont plus les faces cachées de la pandémie du Vih-Sida.

À ces acquis, il faut ajouter l’existence de mesures importantes, notamment législatives, administratives, y compris les conventions de partenariat tant dans les pays et qu’en matière de collaboration transfrontalière dans le dessein d’assurer la réalisation des objectifs de promotion et de protection de l’enfant contre l’exploitation et la maltraitance. Cependant les droits de l’enfant sont loin d’êtres garantis et les vulnérabilités demeurent importantes et s’accroissent particulièrement en Afrique subsaharienne selon l’Unicef. On estime que le nombre d’orphelins en Afrique qui est de 40 millions, atteindrait 50 millions d’ici la fin de cette année 2010.

La moitié d’entre eux seraient des orphelins du sida auxquelles s’ajoutent d’autres catégories d’enfants et d’autres types de vulnérabilités. Notre pays n’est pas épargné du lot des pays concernés par le développement de ce phénomène. Même si des progrès significatifs ont été réalisés dans la jouissance par les enfants du droit d’accès à la survie, au développement, à la protection et à la participation grâce à la mise en place de plusieurs mécanismes et programmes d’action dans différents secteurs stratégiques. En dépit de ces progrès, force est de constater qu’il existe d’immenses besoins non satisfaits des enfants.

En effet a poursuivi le directeur national de l’Enfant, les constats montrent que les efforts jusque là fournis sont loin de permettre d’atteindre objectifs liés à l’accès aux droits de l’enfant alors que le cadre et le système de promotion et de protection des droits de l’enfant sont caractérisés par leur extrême fragilité.

Selon Aliou Barry, au Mali l’environnement protecteur de l’enfant, dans sa globalité, reste confronté à plusieurs défis comme le faible accès aux services sociaux (santé, nutrition, scolarisation, réinsertion socioprofessionnelle…), le Vih-Sida et autres risques et types de vulnérabilités, la faible implication des collectivités territoriales ou décentralisées dans la gestion des besoins de protection de l’enfant.

Le faible niveau de mobilisation des ressources publiques pour la protection et la prise en charge des besoins de l’enfant (0,34 % du budget national) ainsi que l'insuffisance de qualité dans la planification et la budgétisation des interventions et programmes en faveur de la protection des droits de l’enfant constituent d’autres défis à relever. La qualité de planification et le niveau de budgétisation des ressources publiques comptent parmi les principaux handicaps à la réalisation effective de l’accès des enfants à tous leurs droits.


Par Mariam TRAORE / L'essor

 Journal du Mali
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1939-1940 - Les tirailleurs sénégalais victimes de crimes de guerre restés impunis
Par RFI

En France, la nation s'apprête à célébrer les 70 ans de l'appel du 18 juin du général de Gaulle, point de départ de la résistance française face au nazisme. La veille, le 17 juin 1940, date bien moins glorieuse, le maréchal Pétain, «le coeur serré», demandait dans un discours radiodiffusé que les combats cessent. L'armistice sera signé le 22 juin. Cet anniversaire est l'occasion de rappeler les crimes de guerre dont ont été victimes les tirailleurs sénégalais, crimes commis par l 'armée allemande.

Le 17 juin 1940, la France capitule face à l'Allemagne nazie. Une défaite sans précédent dans l'histoire. Pourtant, les soldats français se sont battus avec acharnement. 70 000 hommes sont morts au combat dont 5 000 tirailleurs sénégalais froidement exécutés par les Allemands au seul motif qu'ils étaient noirs. Christophe Dutrône, historien, apporte son éclairage sur cette période : « C’est indiscutablement la conséquence de la propagande du Reich et c’est aussi la conséquence d’une propagande diffusée durant la première guerre mondiale pour montrer le tirailleur comme particulièrement sauvage, particulièrement cruel. Et on opposait la civilisation européenne à la barbarie africaine ».

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Les tirailleurs sénégalais sont engagés dans toutes les grandes batailles de la campagne de France, sur la ligne « Weygand », sur la Marne, sur la Loire. A chaque fois, ils font preuve d'une très grande combativité. Christophe Dutrône précise : « Très souvent, les tirailleurs vont opposer une résistance farouche lors des combats et faire subir aux Allemands des pertes sensibles... et ça, les Allemands ne le supportent pas. Donc, très souvent, à la fin d’un combat, lorsque les Français sont contraints de se rendre, les Africains sont séparés de leurs cadres européens. Et très souvent, les Africains sont ...exécutés. Il y a aussi des cas où tout bonnement, sans aucune raison, dans une colonne de prisonniers qui remonte vers l’Allemagne, un Allemand sort du rang, prend son pistolet et abat un tirailleur. Donc ce ne sont pas des crimes organisés. Ce sont des crimes spontanés et qui sont la conséquence d’une propagande raciale développée par le Reich ».

Ainsi, le 10 juin 1940 dans l'Oise, 150 soldats des troupes d'Afrique sont assassinés ainsi que huit de leurs officiers qui ont osé s'interposer. La paix revenue, aucune cour de justice n’a jugé ces crimes de guerre.
RFI
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 Le secteur financier se heurte en Afrique à des obstacles omniprésents et à des chocs puissants (ANALYSE)
(Xinhuanet 17/06/2010)


LOME -- Le secteur financier se heurte en Afrique à des obstacles omniprésents et à des chocs fréquents et puissants, a relevé Abdoulaye Bio-Tchané, président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad), institution financière de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) de huit pays ayant le franc Cfa en commun.


 
NOUVEAU GOUVERNEMENT ET DISCOURS DU CHEF DE L'ETAT COMORIEN Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Le nouveau gouvernement Sambi est composé comme suit :

Fahmi Said Ibrahim....Ministre des Relations Extérieures
Mhoumadi Sidi.... Ministre de l'Intérieur
Sounahadji ....ministre de la Santé et du genre
Dossar Mohamed ......Ministre des Finances
Abou oubeid Mze Cheih ...Ministre de l'Economie
Fouad Mohadji ...Ministre de l'Education Nationale
AHmed Ben Said Djaffar.....Directeur de Cabinet du Chef de l'Etat
Mohamed Larif Oukacha......Secrétaire Général à la Présidence de la République.Le Président de la République s’est adressé à la Nation.

Dans le discours adressé à la Nation ce soir du 25 mai 2010, le Président de la République a comme à l’accoutumé, rappelé qu’il a toujours pris à témoin le peuple comorien, à tous les moments cruciaux de la vie de la Nation, en s’adressant à lui, depuis qu’il a été élu Chef de l’Etat il y a quatre ans.

Dans son entendement, le choix fait sur lui par les Comoriens en 2006, signifiait pour lui de sortir le pays de la misère et de la pauvreté et d’apporter des remèdes aux maux qui frappaient la société comorienne.

Avec le recul, le Chef de l’Etat estime aujourd’hui avoir rempli sa mission et avoir obtenu des résultats positifs même s’il reconnaît que sur certains points, les fruits n’ont pas été à la hauteur des attentes.

Le Président de la République a ensuite abordé les questions du moment, notamment celle relative à la fin du mandat présidentiel : le Président SAMBI reste-t-il ou non Chef de l’Etat après le 26 mai ?

Sur ce point, le Président de l’Union des Comores a tenu à lever toute ambigüité et rassurer ceux que les débats politiciens ont fait douter ces derniers temps : « Ceux-là mêmes qui ont légitimé mon pouvoir en 2006, les membres de la Cour Constitutionnelle, en me faisant prêter serment pour quatre ans et qui ont en charge, de veiller à la constitutionnalité des lois, viennent d’apporter une réponse claire dans l’article 4 de l’arrêt de la Cour qui « déclare qu’à compter du 26 mai 2010, s’ouvre une période intérimaire durant laquelle le Président de l’Union et les Vice-présidents exercent leurs pouvoirs, dans une démarche consensuelle, jusqu’à l’investiture du nouveau Président de l’Union et des Gouverneurs élus »

Longuement, le Chef de l’Etat est revenu sur le processus qui a mené à cet arrêt, depuis le constat qu’il avait fait : « notre pays était condamné à organiser des élections tous les ans, de 2006 à 2019 à l’exception de 2011 ».

Il est ensuite revenu sur le référendum, les élections législatives et le Congrès pour démontrer que tout le processus a respecté la démocratie et la légalité.

Le Président SAMBI a avoué qu’avant cet arrêt de la Cour, il s’interrogeait sur sa légitimité après les quatre années initiales.

« Or suite à la saisine de plusieurs personnes, la Cour a légitimé l’exercice de mes pouvoirs ainsi que ceux des vice-présidents, après le 26 mai et ce, jusqu’à l’investiture de mon successeur mohélien » a-t-il noté.

Le Président de la République a ainsi déclaré que c’est « la conscience tranquille envers Dieu et les Hommes » qu’il entend assumer ses responsabilités. « Si je m’étale sur ce processus, c’est parce que certains veulent faire dire à l’arrêt de la Cour Constitutionnelle ce qu’il ne dit pas » a-t-il expliqué.

Il a rappelé que dans des cas similaires, la Cour s’était nettement prononcé, constatant la fin des mandats de MM Mohamed Bacar et El-Bak, notamment. « Avez-vous vu dans l’arrêt rendu, la constat de la fin ou de l’expiration de mon mandat ? » a-t-il demandé.

Le Chef de l’Etat explique cela par le fait que la Cour a certainement pris en compte dans son arrêt, le référendum, les élections législatives et le Congrès.

« C’est en me conformant à cette disposition que je reste dans mes fonctions car, jamais, la fin ou l’expiration de mon mandat ne m’a été notifiée par la Cour Constitutionnelle » a-t-il assuré, ajoutant qu’il entend exercer ses pouvoirs en tenant compte des restrictions relatives à la dissolution de l’Assemblée de l’Union, au changement du Gouvernement et de la composition actuelle de la Cour Constitutionnelle et celles relatives au recours aux mesures exceptionnelles.

« J’entends me conformer à la légalité car nous sommes dans un état de droit qui a ses institutions qui doivent se renouveller conformément à la Constitution. » a-t-il déclaré.

Le Président de la République a ajouté qu’en dépit de la légalité et de la légitimité dont il jouit, il a accepté le dialogue pour éviter au pays des divisions, bien que cela ne fût pas pour lui une obligation.

C’est avec gravité et « tristesse » qu’il a ainsi annoncé que, comme les premiers rounds des négociations, ce dialogue a échoué et n’a pas apporté les fruits escomptés « car pour certains, dialogue était synonyme de piétinement des institutions et des lois, ce qui est inacceptable ».

Estimant avoir « aidé ce pays, en instaurant l’harmonisation des mandats et le regroupement des élections », le Chef de l’Etat a révélé avoir accepté hier, la tenue des élections « dès juillet prochain en signant même un engagement dans ce sens ». Or, a-t-il poursuivi, les discussions ont tournés aujourd’hui et la délégation mohélienne s’est retirée.

« Je suis le garant de l’unité nationale, de l’intégrité du pays et à ce titre, je ne peux pas fermer la porte du dialogue. Toutefois, je dois assurer la continuité de l’Etat et la vie de la Nation doit aller son cours. C’est pourquoi je vais mettre en place un gouvernement dès ce soir, en attendant la suite ».

Pour terminer, le Chef de l’Etat a appelé ceux qui lui ont fait confiance pour diriger le pays, ceux qui ont défendu la patrie, les notables, hommes et femmes et la jeunesse en particulier à rester vigilants et à refuser d’être utilisé pour déstabiliser l’Etat.

A ceux qui ont en charge la défense, notamment la gendarmerie et l’Armée, il leur a demandé de continuer leur mission de protection des biens et des personnes.

A la classe politique ensuite, le Président de la République a demandé de chercher le pouvoir dans les mois qui viennent, par les ures, au cours de prochaines élections au lieu de le chercher dans le piétinement des institutions.

A tous les Comoriens enfin, il a demandé d’apporter, au lieu des couteaux et des haches auxquels certains font appel, des fleurs et des « takbir » pour défendre le pays, pour l’agrément de Dieu dans ce monde et dans l’au-delà.

« Notre pays a aujourd’hui une chance qu’il n’a jamais eue. Certes, nous traversons une mer agitée mais si nous refusons les divisions et les troubles, Dieu nous aidera à la traverser » a-t-il conclu.

 BEI-salam.km
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