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Transferts d’argent et développement : éléments de réflexion pour le cas de l’Union des Comores.
Par Darchari MIKIDACHE, économiste et membre fondateur du Cercle des Economistes et des Experts Comoriens de tous horizons (CEEC)
Beaucoup de Comoriens envoient de l’argent dans leur pays d’origine afin d’aider leurs familles dans un esprit de solidarité et d’assistance plus ou moins permanente. Une majorité d’entre eux transfère les fonds en donnant de main à main à des compatriotes qui rentrent au pays. D’autres utilisent les services d’intermédiaires comme Western Union ou Travelex ainsi que parfois les virements bancaires. Cependant le coût de transfert de ces fonds restent relativement élevés et l’argent envoyé vise avant tout à aider la famille ou pour répondre aux besoins essentiels de . Cet argent n’est pas forcément utilisé pour contribuer au financement des projets de développement économique ou de création d’entreprises individuelles ou associatives. Pourtant le pays manque de ressources pour financer ses programmes de développement économique et social. Le rôle de la diaspora dans le financement de l’économie comorienne est reconnu mais reste jusqu’à présent insuffisamment soutenu.
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Les politiques de lutte contre le secteur informel et son intégration
dans l'économie moderne ne devraient pas être simplement répressives
Par MIKIDACHE Darchari, économiste et membre fondateur du Cercle des Economistes et des Experts Comoriens de tous horizons (CEEC)
Le secteur informel constitue l'une des conséquences du sous-développement des pays pauvres et des pays à revenus intermédiaires. Pour certains, il s'agit d'un secteur parasite et pour d'autres, il représente une part importante non prise en compte de l'économie des pays en voie de développement. De ce fait, il représente un potentiel important de croissance pour les finances des Etats si les autorités publiques mettent en oeuvre des stratégies de politiques économiques pour l'intégrer dans le secteur moderne. Quelle définition pourrait-on donner pour le qualifier ? Quelles pourraient être les mesures propres à son intégration dans l'économie moderne ? Nous tenterons d'en donner quelques pistes.
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QUELQUES PISTES DE REFLEXION POUR UNE GESTION PUBLIQUE PLUS MODERNE ET PLUS EFFICACE : une rupture indispensable tant en termes de méthodes de travail que de stratégie de politique économique.  Darchari Mikidache
Par Darchari MIKIDACHE, économiste , spécialiste en fiscalité professionnelle et membre fondateur du Cercle des Economistes et des Experts Comoriens de tous horizons (CEEC)
UNE JUSTICE INDEPENDANTE, MODERNE, EFFICACE ET EGALE POUR TOUS.
La Justice doit être dotée de moyens modernes afin de mener des enquêtes pour traduire en justice tous auteurs de détournements de biens publics et des deniers de l’Etat dans un cadre serein et d’application du principe de l’indépendance de la justice. Il faudra revoir par la voie législative le code pénal afin d’alourdir les sanctions civiles et pénales , les amendes et les peines d’emprisonnement pour les personnes jugées coupables de corruption, de détournements de fonds publics et des biens de l’Etat. Pour cela, la justice doit pouvoir exercer sa mission avec détermination, équité et efficacité. Et dans ce cadre, toute personne qui prendrait des fonctions publiques devrait faire une déclaration écrite de l’état de son patrimoine avant le début de la prise de fonction et en fin de mission pour assurer une très grande transparence dans l’administration publique.
UNE AUTORITE INDEPENDANTE DE PREVENTION ET DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION.
Pour renforcer ce principe de justice égale pour tous, la création d’une autorité indépendante de prévention et de lutte contre la corruption comprenant dans chaque île des Brigades financières anti-corruption pouvant contrôler sur le terrain et à tout moment s’avère indispensable. Des campagnes nationales de prévention de la corruption devraient être mises en œuvre de manière pédagogique à travers les radios et les télévisions en expliquant les méfaits de la corruption pour le développement du pays. La corruption active exercée par les usagers des services publics et la corruption passive provenant des fonctionnaires ainsi que les complices de tels actes quelle que soit la position sociale ou hiérarchique des concernés doivent constituer la priorité des brigades d’intervention. Des sanctions exemplaires et dissuasives telles des amendes fortes, la déchéance des droits civiques pendant au moins dix ans et des peines d’emprisonnement sans possibilité de libération conditionnelle doivent être prononcées afin de récupérer les biens de l’Etat et augmenter les recettes publiques. Pour ce faire, il faudrait équiper ces brigades de budgets spécifiques et de moyens modernes en matière d’équipements informatiques et matériels pour pouvoir renforcer leur efficacité.
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Les pays pauvres en particulier les pays les moins avancés dont les Comores connaissent des problèmes chroniques de financement du coût de leur développement. Pour certains, il s'agit d'un problème de gestion des finances publiques ou des ressources locales ; pour d'autres, les ressources nationales sont quasi inexistantes ou mal exploitées. Pour la plupart d'entre eux, ils dépendent des investisseurs étrangers ou des aides privées ou publiques internationales. En dépit de cela, ils connaissent des difficultés notables qui les empêchent de financer leurs politiques de développement économique et social. Comment faire pour remédier à ce problème ? Nous tenterons de donner quelques pistes dans ce domaine. Avant tout, il est nécessaire d'instaurer une stabilité des institutions économiques et politiques dans le cadre d'une démocratie citoyenne et participative véritable. La transparence des interventions de chaque gouvernement devrait être incontournable afin de pouvoir rendre les pays crédibles tant à l'extérieur qu'aux yeux des citoyens de chaque nation. Par ailleurs, le manque d'épargne interne ne serait-il pas lié au niveau d'importation des produits étrangers et de l'incapacité des autorités locales à assurer une industrie nationale souple, adaptée, capable de valoriser et d'exporter de façon durable les produits locaux ? Ce problème d'épargne d'argent pourrait se résoudre de plusieurs manières dont voici quelques éléments : |
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L’expression chère au feu président français François Mitterrand, « là où il y a une volonté, il y a un chemin », exprime notamment le fait que la fatalité ne doit pas exister en matière de développement. Cette dernière notion peut se définir comme un processus de transformation des structures économiques, sociales, culturelles et institutionnelles permettant l’apparition de la croissance et sa prolongation dans le temps. La détermination renforcée par une réelle volonté politique doit être de mise pour pouvoir pallier les défaillances dans l’élaboration d'une politique de développement efficace et durable. L’Union des Comores fait partie des pays les moins avancés avec une richesse sous la forme de produit national brut (PNB) par an et par habitant inférieur à 650 dollars. Les politiques économiques adoptées jusqu’ici n’ont pas permis d’apporter des résultats encourageants facilitant la sortie progressive du pays du sous-développement en raison notamment des difficultés rencontrées en matière de finances publiques. Quelles seraient alors les conditions nécessaires pour la mise en œuvre d’une stratégie de développement digne de ce nom? Quelles structures d’appui à la politique économique, sociale et de développement pourrait-on mettre en place afin de favoriser le décollage économique des îles Comores? Nous tenterons de donner quelques éléments d’analyse et des pistes de recherche en matière de stratégie d’orientation de la politique de développement.
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