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Le financement du commerce en Afrique : trouver des solutions innovantes (LESAFRIQUES.COM)
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La deuxième piste est une extension des programmes de garantie et d’assurance offerts par les assureurs de crédit à l’exportation. Sachant que 75% des exportations au départ de l’Afrique sont financés par des lettres de crédit, il est important d’élaborer des programmes qui rassurent les banques internationales qui octroient ces facilités.

LESAFRIQUES.COM
La crise économique actuelle a montré les limites du modèle classique de financement du commerce en Afrique. Les entreprises africaines œuvrant dans l’import/export financent leurs livraisons par des produits financiers, telles les lettres de crédit. La crise en cours depuis 2008 a substantiellement réduit la taille et la disponibilité de ces produits, en même temps qu’elle a augmenté le coût de leur financement.

Par Paul Harry Aithnard, directeur de la recherche du groupe Ecobank

 
Des éléments pénalisants

Entre juin 2008 et juin 2009, les exportations au départ de l’Afrique se sont effondrées de 38% du fait de la baisse de la demande des pays développés. Les horticulteurs kenyans qui livrent leurs produits aux Etats-Unis et en Europe ont vu leurs revenus fondre de 35%. Le financement du commerce a suivi la même tendance négative. D’une part, le coût des lettres de crédit a augmenté au point de devenir prohibitif pour certains acteurs économiques. Les dernières analyses estiment que le coût moyen des lettres de crédit a augmenté d’au moins 100 à 200 points de base entre 2008 et 2009. Au plus fort de la crise (dernier trimestre 2008), la prime de risque additionnelle a atteint 300 à 50
 
L’Afrique, Sortir de la domination néocoloniale(Libre antenne 08/03/2010)
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La situation africaine est plus que préoccupante. L’Afrique est un continent où il n’y a personne, la solidarité africaine n’est pas collective, l’africain lutte individuellement pour son intérêt individuel. S’il réussit, il jette des miettes aux autres, quand et comme il le désire, mais jamais il ne permet à l’autre de se construire, d’être indépendant et libre.

Cinquante ans se sont écoulés depuis la soi-disant indépendance des pays francophones. Mais l’Afrique n’a jamais été indépendante et n’est pas prête de l’être. Le plus grand génocide humain s’y prépare dans les 20 années à venir. Tous les continents se réorganisent pour nourrir leurs populations. Seule l’Afrique est à la traîne. Les africains sont dépendants jusqu’au trognon, ils importent plus de 80% de ce qui les fait vivre, quand ils le peuvent. Les dirigeants africains ne se sont jamais préoccupés de l’avenir de leurs peuples tout simplement parce qu’ils ne se sentent pas et ne sont pas des leurs.



Depuis les années 60, les africains patriotes, dignes, qui ont voulu mettre debout leur continent ont tous été liquidés ou chassés de leur pays par l’impérialisme français. De Patrice Lumumba, Djamal Abdel Nasser, en passant par Kwame Nkrumah, Amilcar Cabral, Nelson Mandela, Houari Boumediène, Ahmed Sékou Touré, et jusqu’à Thomas Sankara. Tous ceux-là furent remplacés par ceux qui ont dilapidé et remis les intérêts de l’Afrique à la France, je cite : Félix Houphouët-Boigny, Léopold Sédar Senghor, Joseph-Désiré Mobutu, Jean-Bedel Bokassa, Omar Bongo (né Albert-Bernard Bongo)… Toute cette bande de salopards a trahi le peuple africain. Après la mort d’Houphouët-Boigny, on s’est aperçu que toute l’économie ivoirienne avait été dilapidée par ce vieux nègre complexé. Ces soi-disant responsables qui ont géré l’Afrique sont nés français et morts français, la plupart en France même. Rappelez-vous de la mort de Senghor dans le Calvados, humilié et traité comme un moins que rien, après tous les services qu’il a rendu à ses maîtres.
 

 
LU SUR LE WEB : ICI ET AILLEURS
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Depuis 2008, les Comores, sous l’impulsion d’Ahmed Abdallah Sambi, favorisent la venue des nouveaux investisseurs en délivrant la citoyenneté économique à des milliers d’étrangers pour renflouer les caisses de l’Etat. Pour avoir le droit à la citoyenneté, « il faut que les pays demandeurs présentent un programme d’investissement aux Comores » et que « chaque candidat verse l’équivalent de 2000 euros et s’engage à développer l’économie rurale », stipule le ministre Hamadi

 

Comores: La France regrette la prolongation du mandat de Sambi
Océan indien - Comores


Politique - La France a exprimé mercredi ses regrets suite à la décision du Congrès de l'Union des Comores de prolonger de 18 mois le mandat du président Ahmed Abdallah Sambi.

«La France regrette que cette décision importante pour l'avenir du pays (?) ait été prise sans concertation, en l'absence de la plupart des élus mohéliens et de l'opposition comorienne», a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Mme Christine Fages.

Selon elle, le nouveau calendrier électoral adopté lundi dernier par un congrès extraordinaire ne correspond pas à l'esprit de tolérance et d'équité des Accords de Fomboni signés en 2001 sous l'égide de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA, devenue Union africaine) et garantis par la communauté internationale.

«Ces Accords avaient ouvert une période de stabilité et de renforcement de la démocratie aux Comores», a ajouté Mme Fages.

S'exprimant à Paris au cours d'un point de presse, elle a souhaité que la prolongation du mandat du président Sambi ne mette pas en péril le fonctionnement des pouvoirs publics et la réconciliation nationale.

«La priorité des autorités comoriennes doit être de s'attaquer résolument aux problèmes de développement, avec le soutien de leurs partenaires internationaux parmi lesquels la France et l'Union européenne», a dit Mme Fages.

Elu en mai 2006, le président Sambi, 52 ans, a obtenu le report en 2011 les élection du président de la République et des gouverneurs des îles autonomes initialement prévues cette année.

Paris - Pana 04/03/2010
AFRIQUE EN LIGNE
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Comores : le président Sambi s’accroche au pouvoir
Troubles à Mohéli suite à la prolongation de son mandat
A Mohéli, une île située dans les Comores, la colère gronde. Des manifestants ont incendié des voitures et des maisons pour exprimer leur mécontentement suite au vote du Congrès, lundi, reportant les élections à novembre 2011. Cette décision prolonge le mandat présidentiel d’Ahmed Abdallah Sambi, censé se terminer le 26 mai prochain. Un coup dur pour l’île de Mohéli qui devait hériter de la présidence tournante en 2010.
jeudi 4 mars 2010 / par Stéphanie Plasse

Des carcasses de voitures calcinées, des maisons brûlées... depuis quelques jours, l’île de Mohéli, dans les Comores, est le théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et les habitants. « La police a lancé des gaz lacrymogènes et a tiré sur les manifestants venus protester contre la venue d’ Ikililou Dhoinine, le vice-président de l’Union des Comores, dont la maison a été incendiée, et des deux ministres de Mohéli », rapporte jeudi Mahamoud Bencheikh, un membre actif du Mouvement des jeunes patriotes mohéliens. Pour l’heure, on ignore si cette rixe a fait des blessés. La population reproche à ces trois hommes politiques d’avoir aidé au prolongement du mandat du président fédéral des Comores, Ahmed Abdallah Sambi. Lundi, le Congrès a voté le report des prochaines élections à novembre 2011, en l’absence de 24 élus de l’opposition qui ont décidé de boycotter les assises. Une décision mal accueillie par les Mohéliens à qui devait revenir le 26 mai prochain la présidence de l’Union des Comores conformément à la Constitution, qui stipule que les trois îles (Grande Comore, Anjouan et Mohéli) doivent prendre la tête du pays à tour de rôle.

Les relations avantageuses de Sambi

D’après Mahamoud Bencheikh, le président chercherait à renforcer ses liens en conservant le pouvoir, avec les pays arabes et notamment avec l’Iran où il a fait des études de théologie. « De grands groupes arabes sont en rapport avec Sambi, ils disent qu’ils veulent investir dans le pays, mais pour l’instant ce ne sont que des promesses », confie le jeune homme.

Depuis 2008, les Comores, sous l’impulsion d’Ahmed Abdallah Sambi, favorisent la venue des nouveaux investisseurs en délivrant la citoyenneté économique à des milliers d’étrangers pour renflouer les caisses de l’Etat. Pour avoir le droit à la citoyenneté, « il faut que les pays demandeurs présentent un programme d’investissement aux Comores » et que « chaque candidat verse l’équivalent de 2000 euros et s’engage à développer l’économie rurale », stipule le ministre Hamadi dans un article du Monde. Le pays aurait d’ailleurs conclu un premier accord avec les Emirats arabes unis qui auraient promis de verser « à très court terme » 200 millions de dollars au Comores, selon le ministre.

Les Mohéliens mis à l’écart

Est-ce pour ne pas mettre à mal ces rapports économiques que le président fédéral des Comores a décidé de prolonger son mandat ? Certains Mohéliens en sont convaincus. Pour eux, Ahmed Abdallah Sambi prépare le terrain depuis longtemps. Le 17 mai 2009, il avait appelé à un référendum pour changer la Constitution afin d’allonger son mandat présidentiel de quatre à cinq ans et confier l’harmonisation des élections au Congrès, dont son parti est majoritaire. Une consultation très contestée au vu du faible taux de participation. Si les Mohéliens sont les premiers à pointer du doigt les écarts du président, c’est qu’ils se sentent pour la plupart déconsidérés. « Comme nous représentons 5 à 10% de la population comorienne totale, le gouvernement pense qu’on ne peut prendre la tête du pays », confie Mahamoud Bencheikh.

Si Ahmed Abdallah Sambi ne décide pas de remettre la présidence à l’île de Mohéli en mai 2010 comme il était convenu, les habitants pourraient demander leur rattachement à la France en tant que territoire d’Outre-mer (TOM) ou autoproclamer leur indépendance. « Les autres îles sont dépendantes de Mohéli car c’est elle qui est la première productrice de Manioc et de banane. Sans nous, ils risquent d’être handicapés », observe Mahamoud Bencheikh. En attendant un grand rassemblement est prévu, samedi prochain, à Fomboni, le chef lieu de Mohéli, pour protester contre ce vote du Congrès.



AFRIK.COM
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Quand Sarkozy décore Ali Bongo incognito (Le Nouvel Observateur 04/03/2010)
Lors de son déplacement au Gabon, en février dernier, Nicolas Sarkozy a fait Ali Bongo Grand Officier de la légion d'honneur.

Les étrangers qui se sont signalés par les services qu'ils ont rendus à la France ou aux causes qu'elle soutient peuvent recevoir une distinction de la Légion d'honneur ", selon l'article R128 du code de la légion d'honneur.
Lors de sa troisième visite (en trois ans) au Gabon, le 24 février dernier, Nicolas Sarkozy a décoré discrètement de la légion d'honneur, son président fraîchement élu Ali Bongo, et la présidente du Sénat Rose Rogombé. Le premier a été fait Grand Officier et la seconde Commandeur.


Cité de la démocratie

Sur son blog, Bruno Ben Moubamba, vice-président du parti d'opposition l'Union Nationale signe un billet à ce sujet, intitulé : "Nicolas Sarkozy remet en catimini la légion d’honneur française à un dictateur gabonais". Et de s'interroger: "on ne voit guère en quoi les actions professionnelles d’Ali Bongo et de Rose Rogombé ont pu servir la gloire de la France."
Sa tribune est accompagnée d'une photo, prise au palais présidentiel, publiée par le quotidien Gabon Matin dans son édition de mars.
Pierre Régent, responsable des relations internationales au pôle communication de l'Elysée confirme cette information. "Ils ont tous deux été décorés par le président" affirme-t-il."Rose Rogombé a été décorée pour son rôle joué dans la transition", explique-t-il, "Nicolas Sarkozy lui a rendu hommage dans son discours à la cité de la démocratie".
"Je veux d’ailleurs, Cher Ali, dire à Madame Rose Francine Rogombé combien la France veut rendre hommage à la qualité de son intérim.", souligne Nicolas Sarkozy dans son allocution.
A la mort d'Omar Bongo, le 9 juin 2009, au pouvoir depuis 41 ans, Rose Francine Rogombé, alors présidente du Sénat est chargée d'assurer l'intérim dans l'attente de nouvelles élections. Le 30 aout 2009, Ali Bongo, le fils, est élu lors de l'unique tour des présidentielles avec 41,73%, victoire validée le 3 septembre par la Cour constitutionnelle.
A l'annonce des résultats, deux candidats de l'opposition revendiquent également la victoire, des émeutes éclatent et les intérêts français sont pris pour cible. A plusieurs reprises l'opposition accuse la France d'avoir soutenu Ali Bongo. Ces affrontements feront deux morts selon le bilan officiel.


Candidat

Une information que dément Nicolas Sarkozy lors de ce même discours du 24 février "J’ai une grande confiance dans votre Président, mais je défie quiconque de penser ou de pouvoir démontrer que la France avait un candidat lors de la dernière élection présidentielle."déclare-t-il.
Robert Bourgi, conseiller du président, autoproclamé fils spirituel de Jacques Foccart, l'homme des réseaux africains du Général de Gaulle, déclarait dans un article du journal Le Monde, le 30 aout dernier : "Au Gabon, la France n'a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c'est Ali Bongo, explique-t-il en souriant. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l'électeur le comprendra." Il accompagnait par ailleurs Nicolas Sarkozy lors de sa visite.
"Les Gabonais ont été humiliés par un vrai-faux discours sur la fin de la Françafrique quand dans le même temps on avait dans ses bagages la fine fleur de la mafia françafricaine on décorait de la Légion d’honneur Ali Bongo et Rose Rogombé" dénonce Bruno Ben Moubamba.
L'Elysée n'a pas souhaité commenter la décoration d'Ali Bongo.

(Estelle Gross, Nouvelobs.com)
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Entretien
Peut-on mesurer l'intégration des minorités en France ?


Les Américains doivent recevoir ce mois-ci le grand questionnaire du recensement de la population américaine, qui les interroge, entre autres, sur la couleur de leur peau. En France, les sondages comme le recensement n'ont pas le droit d'interroger sur les origines ethniques.

Rahsaan Maxwell, chercheur en sciences politiques à l'université du Massachusetts, a tout de même réussi à étudier l'intégration des minorités françaises en analysant le lieu de naissance et de la nationalité des personnes interrogés. Interview. (Télécharger l'étude de Rahsaan Maxwell)


Vous êtes chercheur aux Etats-Unis. C'est très différent de travailler sur l'intégration des minorités en France et aux Etats-Unis ?

Oui, il y a beaucoup de différences. D'abord le recensement américain dispose de catégories ethniques (le recensement français ne peut pas poser la question des origines ethniques).

Il y a bien plus d'investissement dans la recherche sur le sujet aux Etats-Unis, y compris par des groupes privés ou des associations à but non lucratif. En Grande-Bretagne et aux Pays-Bas aussi, on trouve beaucoup plus de données qui permettent de mesurer la façon dont les immigrants s'intègrent.

En France, il y en a très peu. La plupart des recherches passe par des financements du gouvernement, comme celles de l'Ined ou de l'Insee et n'est pas autorisée à interroger les gens sur leur groupe ethnique.


Comment avez-vous fait pour contourner l'impossibilité d'obtenir des données sur les origines ethniques en France ?

J'ai utilisé l'échantillon démographique permanent (EDP) de l'Insee. C'est une étude longitudinale : des données officielles de l'Insee recueillies depuis 1968 et qui suivent un groupe de gens. Les questions-clés pour moi ce sont le lieu de naissance et la nationalité.
Ces données sont théoriquement consultables mais pour y avoir accès, vous devez remplir un dossier. J'ai eu de la chance d'être accepté.

D'autres chercheurs qui ont fait la demande ont été refusés. Officiellement pour des questions de place, parce que ce sont des données que vous ne pouvez que consulter dans les bureaux de l'Insee.

Qu'en tirez-vous ?

J'ai étudié les groupes de migrants et la façon dont ils s'intègrent d'un point de vue politique, culturel et économique.
Les Français venant des Caraïbes et du Maghreb votent beaucoup moins par exemple que les Français nés en France métropolitaine, alors que cette différence est moins nette pour ceux qui viennent d'Espagne ou d'Italie.

En revanche, en termes de niveau scolaire, les groupes d'immigrants s'en sortent mieux que les gens ne le croient. Le modèle social français dans ce domaine accomplit un meilleur travail que l'anglais ou l'américain. Si l'on compare le taux de bacheliers ou les études supérieures (entre immigrants et non immigrants), il n'y pas de très grande différence (entre les Français natifs de métropole et ceux des Caraïbes ou d'origine maghrébine). Alors qu'aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, les taux de bacheliers ou de diplômés d'études supérieures sont bien inférieurs chez les immigrants.

Mais ce qui fait la différence en France, c'est quel type de bac les immigrants ont, quel type de diplôme supérieur ils obtiennent et dans quel établissement. Là, il y a des inégalités sérieuses.

Pour ce qui est du taux de chômage, les résultats sont moins favorables. C'est un schéma classique dans beaucoup de pays : les minorités visibles ont plus de difficultés à utiliser leurs qualifications. En France, c'est très frappant pur les Africains sub-sahariens : avec des niveaux de diplômes et de qualification élevés et un taux de chômage élevé, ils sont franchement désavantagés.


Comment expliquez vous la réticence en France à disposer de statistiques ethniques ?


C'est la loi. On dit souvent que c'est l'héritage de la seconde guerre mondiale. Il y a aussi le fait que les hommes politiques français associent ça au « modèle anglo-saxon » comme si c'était forcément opposé au modèle républicain. Un peu comme les politiques américains mentionnent les mots européens, suédois ou français dans le débat sur la santé pour que ça ait l'air de quelque chose de diabolique.
RUE89.COM
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D'où viennent les infos lâchées sur Soumaré ? Gêne au ministère
Par David Servenay | Rue89 | 04/03/2010 | 19H33
L'Intérieur hésite à ouvrir une enquête administrative pour identifier la source des fuites sur le passé judiciaire d'Ali Soumaré.




L'affaire Soumaré va-t-elle finalement se retourner contre ses instigateurs ? L'embarras domine au ministère de l'Intérieur, où l'on hésite à ouvrir une enquête administrative. Elle pourrait déboucher sur des sanctions. L'incident ravive la polémique sur la fiabilité et l'usage du fichier Stic relevant les antécédents judiciaires.

Comment les deux élus UMP du Val d'Oise, Francis Delattre et Sébastien Meurant, ont-ils eu accès aux renseignements leur permettant de qualifier leur opposant PS Ali Soumaré de « délinquant multirécidiviste chevronné » ? Sachant que sur cinq « informations », trois se sont révélées fausses, dont une en raison d'une homonymie caractérisée… avec un mineur.
Le Stic, le plus gros et le moins fiable des fichiers policiers


Si en théorie, des magistrats ou des avocats ayant eu accès aux affaires Soumaré pourraient être la source des fuites, pour les spécialistes, cela ne fait pas l'ombre d'un doute : le coupable est le Système de traitement des infractions constatées (Stic). C'est le principal fichier de la police qui enregistre les antécédents judiciaires.

Objet de 20 millions de consultations par an, le Stic est le plus gros et le moins fiable des 58 fichiers existants. Un rapport parlementaire relevait l'an dernier que seules 17% des fiches du Stic étaient exactes.

L'autre source possible de la « boule puante » lâchée par l'UMP est le casier judiciaire. Mais l'hypothèse est peu probable, car ce fichier n'enregistre que les condamnations définitives. Et il est beaucoup plus fiable que le Stic.

Or, d'après Le Monde, la fiche Stic d'Ali Soumaré aurait été consultée « de 30 à 40 fois, selon les sources ».
Infractions au code de déontologie ?

Place Beauvau, une certaine gêne s'est installée. Les policiers savent parfaitement qu'il faut quelques minutes pour retracer l'historique des consultations du Stic, car :
Chaque officier de police judiciaire habilité à son usage possède un code personnel de consultation ;
Chaque consultation est enregistrée (date et heure) ;
Chaque consultation doit être dument justifiée « pour les besoins de l'enquête » ;
Enfin, toute consultation d'une fiche « VIP » (personne connue) fait sonner une « clochette » informatique qui alerte la direction.

A contrario, toute consultation injustifiée constitue une infraction à l'article 7 du code de déontologie de la police. Et les sanctions sont lourdes, allant souvent jusqu'à la révocation.

En 2008, 220 affaires liées à l'utilisation des fichiers ont débouché sur des sanctions. Toujours dans Le Monde, Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, hésite sur la conduite à tenir.

Tout en rappelant qu'il « n'exclut pas d'ouvrir une enquête et de saisir l'inspection générale de la police nationale (IGPN) », M. Péchenard précise qu'il procède à des vérifications et « à un état des lieux sur l'accès aux antécédents de M. Soumaré ».

Même gêne du côté du porte-parole du ministère de l'Intérieur, Gérard Gachet, qui « n'a rien à ajouter aux propos de M. Péchenard. » Les policiers savent aussi qu'une utilisation frauduleuse de ces informations est un délit (articles 226-21 et 22 du code pénal) qui vous emmène tout droit en correctionnelle. Aucun parquet n'a, à ce jour, décidé de déclencher des poursuites.
Un grand nettoyage du fichier Stic ?

Lorsqu'on l'interroge sur l'affaire Soumaré, Jacques-Alain Bénisti (député UMP du Val-de-Marne) prend ses distances : « Cela me semble déplacé, une campagne électorale mérite mieux. »

Et pour cause. Avec son homologue PS Delphine Batho, il a étudié de près le fonctionnement des fichiers de police. Delphine Batho rappelle que :

« C'est pour cela que nous avions alors demandé une mission d'inspection et une grande opération de nettoyage du Stic. D'autant plus que le Stic doit basculer, avec le Judex [son équivalent dans la gendarmerie, ndlr] dans un seul et même fichier : Ariane. »


Et ce n'est pas tout, précise Jacques-Alain Bénisti :

« Ariane a eu beaucoup de bugs, car à chaque fois qu'un individu sortait avec deux fiches différentes, le logiciel plantait. D'ici à la fin de l'année, nous a assuré le ministère de l'Intérieur, le problème devrait être réglé. Mais il faut ensuite reprendre chaque fiche pour éviter les erreurs d'homonymie ou autres. »


Une opération qui pourrait prendre des années, en fonction des moyens humains que le ministère de l'Intérieur y consacrera. Et Delphine Batho de conclure :

« S'agissant de l'affaire Soumaré, il est étonnant qu'il n'y ait pas d'enquête administrative. »


Sans compter, relève la députée PS, que les procureurs censés contrôler l'usage du Stic n'ont toujours pas été équipés des terminaux permettant de consulter les fameuses fiches.
RUE89.COM

 

 
COMORES : En DIRECT DE BEIT-SALAM
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Conformément à la constitution, le principe de la présidente tournante n’a pas été remis en cause et l’élection d’un Mohélien à la présidence de l’Union des Comores en même temps que les gouverneurs des îles aura lieu le 27 novembre 2011. Ainsi en a décidé le congrès des élus.

BEIT-SALAM.KM

Sommet de l’Easbrig à Moroni : ouverture des travaux à Itsandra Beach

Les travaux préparatoires au sommet des Chefs d’Etat des pays de l’Easbrig ont officiellement débuté ce mercredi 3 février 2010 à l’hôtel Itsandra Beach.

Ouvert par le Général Salimou Mohamed AMIRI, Chef de l’Etat Major de l’AND, en présence des experts venus des dix pays membres, ces travaux ont été précédés d’un levée des drapeaux à la Place de l’Indépendance, suivie d’un défilé militaire en présence du Ministre comorien de la Défense, du Général et Chef de l’Etat Major de l’AND, des membres du gouvernement et du cabinet présidentiel, des représentants des pays membres, et de plusieurs personnalités.

Trois discours ont été prononcés lors de la cérémonie d’ouverture : celui du Directeur Général Peter MARWA, suivi de celui du Colonel Jamaldine Moisuli et du Général Salimou Mohamed AMIRI qui ont souhaité la bienvenue aux experts et une bonne réussite des travaux qui vont durer jusqu’à jeudi.

Pour rappel l’Eastern african standby brigad est une composante de l’African Standby Force (ASF) qui regroupe outre les Comores pays hôte qui préside l’organisation depuis deux ans, le Kenya, le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda, l’Ethiopie, Djibouti, la Somalie, les Seychelles et le Soudan.
BEIT-SAlam.km
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Le Congrès fixe les élections générales au 27 novembre 2011
Réuni le 1er mars 2010 au Palais du Peuple à Moroni, le Congrès des députés et des Conseillers des îles pour l’harmonisation de la date des élections du Président de l’Union et des Gouverneurs des îles a fixé au 27 novembre 2011, la date des élections générales devant permettre l’élection groupée des Gouverneurs de îles autonomes et, surtout, l’élection d’un Président de l’Union des Comores, issu de l’île de Mwali, dans le cadre de la présidence tournante entre les îles.

La proposition de Loi relative à la détermination de la date des élections du Président de l’Union et des Gouverneurs des îles a été déposée par deux congressistes, en l’occurrence deux vice-présidents de l’Assemblée, MM Djaé Ahamada et Attoumani Alaoui Andoudou, après l’ouverture solennelle du Congrès par le Président de l’Assemblée, M. Bourhane Hamidou, dans la matinée du lundi 1er mars 2010, en présence des membres de la communauté internationale et des membres du Gouvernement.

Des élus mohéliens, seul un député, Ahmed Daroumi et deux conseillers étaient présents au congrès.

Après de vifs échanges entre élus et le départ de l’hémicycle de neuf conseillers de l’opposition « pour protester contre les violations de dispositions de la constitution », le Congrès s’est clôturé le même jour, par l’adoption de la loi par 60 congressistes sur 84.

Conformément à la constitution, le principe de la présidente tournante n’a pas été remis en cause et l’élection d’un Mohélien à la présidence de l’Union des Comores en même temps que les gouverneurs des îles aura lieu le 27 novembre 2011. Ainsi en a décidé le congrès des élus.
BEIT-SALAM.KM
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C’est une délégation de la Banque Mondiale satisfaite qui a été reçue ce matin par le Président de la République,

Le Président de la République a reçue une visite d’une délégation de la Banque Mondiale, mardi 2 mars 2010 à Beit-Salam. A l’issue des entretiens qui ont duré une heure, le Vice-président Ikililou Dhoinine, en charge des finances publiques qui y a pris part, a répondu à quelques questions, en langue nationale. Nous vous en proposons ci-après les réponses, traduites en langue française par le Département Communication de la Présidence.
Nous avons reçu une délégation de la Banque Mondiale, composée d’Administrateurs de cette institution qui représentent près de 90 pays. Ils sont venus effectuer une visite aux Comores pour se rendre compte des progrès que nous réalisons dont ils ont eu des échos, notamment dans le cadre du programme engagé avec le Fonds Monétaire International.


Ces administrateurs se sont rendus dans toutes les îles et se sont entretenus avec les autorités insulaires, les acteurs du secteur privé, les responsables des banques de la place pour constater l’évolution du pays afin qu’ils puissent définir la meilleure aide qu’ils peuvent apporter aux programmes de développement de notre pays.

Leur dernière rencontre vient d’avoir lieu aujourd’hui avec le Chef de l’Etat à qui ils ont fait part de leurs observations sur le pays et de leur satisfaction sur la gestion du Gouvernement. Ils ont encouragé le Président à persévérer dans les efforts engagés en vue de parvenir à l’effacement de la dette du pays. Ils ont mentionné de nombreux fonds dont pourraient accéder le pays et auxquels il n’a pas pu bénéficier à ce jour. Ils se sont engagés à examiner avec leurs collègues les voies et moyens de faire bénéficier ces fonds à l’Union des Comores.

A l’issue de leur visite dans les îles, ils nous ont déclaré avoir rencontré des gens qui ont envie de s’en sortir et ils se sont montrés très satisfaits, surtout du secteur privé et de la société civile. Ils ont également souligné le cap démocratique pris par le pays qu’ils nous encouragent à maintenir afin de renvoyer cette bonne image du pays, en matière de démocratie.
BEIT-SALAM.KM
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Communiqué sur la mission technique de la Conférence de Doha à Anjouan et Mohéli

Une mission conduite par le Directeur de la coordination et du contrôle des projets du Commissariat Général au Plan, s’est rendue du 8 au 10 février dernier, respectivement à Anjouan et à Mohéli, afin de donner une nouvelle impulsion à la formulation des projets de la société civile et du secteur privé.

Au cours de ce périple, la délégation du Commissariat Général au Plan accompagnée d’un expert international pour l’appui à la préparation de la conférence pour le développement et l’investissement aux Comores et du chargé de la Coopération à l’Union des chambres de commerce, de l’industrie et de l’artisanat, a rencontré les autorités politiques de deux îles pour faire le point sur l’état d’avancement des travaux et les enjeux de la conférence.

Sensibilisés sur les perspectives qui s’offrent sur la conférence de Doha, les operateurs économiques et associatifs de deux îles qui se sont fortement mobilisés sur ces séances, eux, ont largement manifesté un intérêt particulier pour cet évènement.

Les échanges se sont essentiellement axés autour du besoin impérieux de disposer d’infrastructures de base, première condition de l’épanouissement du secteur privé, avec une mention spéciale sur la mise en place d’un mécanisme de suivi efficace permettant aux résultats de la conférence d’avoir des retombées significatives et des impacts immédiats sur l’amélioration des conditions de vie de la population comorienne.

Les différentes séances ont été également l’occasion de mettre en place des structures de suivi insulaires pour coordonner, sensibiliser et appuyer les porteurs de projets dans leur élaboration. Des structures placées sous le leadership des Chambres de commerces des iles et des Directions insulaires des plans, comprenant des représentants de la société civile et du secteur privé en vue d’une meilleure harmonisation des actions concourantes à l’atteinte des objectifs visés.

Il conviendrait, par ailleurs, de rappeler qu’en ce moment, une mission de très haut niveau conduite par la Commissaire Générale au Plan, séjourne à Doha, au Qatar, pour l’affinement du dispositif d’organisation et de préparation de la conférence.

BEIT-SALAM.KM
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ADRESSE A LA NATION DU CHEF DE L’ETAT

Après les louanges à Allah et les salutations au Prophète, à sa famille et à ses compagnons, le Président de la République a adressé à la Nation, ce samedi 27 février 2010, un discours en langue nationale dont voici l’intégralité, traduite en français.

Honorables citoyens comoriens, aussi bien ceux d’entre vous qui se trouvent dans les quatre iles que ceux la diaspora ; Que Dieu vous assiste tous, vous protège, vous honore et fasse de vous ses meilleurs serviteurs bienfaisants en ce monde et qui hériterez de son paradis lorsque vous retournerez vers Lui.

Comme il est de tradition à chaque moment important de la vie de l’Etat et de la Nation, je saisis l’occasion pour m’entretenir avec vous, pour qu’ensemble nous abordions ensemble les événements.

Aujourd’hui, j’ai souhaité m’adresser à vous, pour vous interroger sur certains points. Mais avant cela, je souhaite d’abord vous informer qu’hier, j’ai signé le décret portant convocation du congrès qui doit rassembler les députés et les Conseillers que vous, citoyens comoriens avez élus, à l’Assemblée de l’Union et dans les Conseils des trois iles.

Conformément à la Constitution, ces élus viennent fixer pour nous, la date qu’ils jugent opportune pour harmoniser les élections du citoyen de Mwali qui doit devenir le prochain Président de la République et celles des Gouverneurs des îles. J’ai signé ce doucement, en espérant, inchaAllah que ce congrès se tiendra à la date prévue.

Et puisque cela a suscité beaucoup de commentaires qui continuent encore, j’ai jugé utile de venir m’expliquer avec vous et vous posez certaines questions dont je connais dors-et-déjà les réponses que vous allez me donner, afin de contribuer à la réussite de ce congrès.

 

 
Constitutions en Afrique : leur chirurgie perpétuelle engendre putschs démocratiques
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Salvateur, pour paraphraser un chef d’Etat qui avait estimé qu’il en existe de ce genre ! Pas parce qu’ils cautionnent la prise du pouvoir par la force qui est contraire aux principes de démocratie, mais parce que, M. Tandja, a créé les conditions de sa déchéance en ne pensant qu’à votre son seul et unique intérêt.

AFRICATIME.COM
(Bendré 25/02/2010)



Si quelqu’un lui disait dans la matinée du 18 février 2010, que d’ici la fin de la journée, il ne serait plus président, ou qu’il serait mort ou emprisonné, il aurait tout simplement répondu que son interlocuteur souffrait de déréglementation mentale. Si on lui disait que des militaires viendraient le prendre devant ses ministres et que sa Constitution d’août 2009 serait suspendue en moins de quelques heures, il aurait répondu que les militaires depuis le début de la crise ont adopté une position républicaine et que sa Constitution serait légitime car votée par plus de quatre millions de Nigériens à 92,5% des voix.

En tout, il aurait dit que son Niger est un pays démocratique, qu’il n’y aurait pas de crise majeure et que « certaines personnes » devraient plutôt s’accommoder de la situation parce que le « peuple » aurait opté pour…la continuité ! Ainsi, pour qu’il puisse rester à la table « desservie » mais désormais garnie d’uranium, sous l’œil clignotant de la France de Nicolas Sarkozy ! Et cela, parce qu’assis sur son trône et se disant être placé là par un dieu qui n’a d’yeux que pour lui ou ayant tout écrasé sur sa route, il s’était convaincu intérieurement : « tu as tout gagné. Maintenant bois, mange et profite de la vie » et les gesticulations des aigris s’éteindront à petit feu. Beau rêve, n’est-ce pas ?

 
 
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