Intégralité de l’interview que le Chef de l’Etat a accordé à l’ORTC, à l’issue du Sommet de l’UA et de sa visite en Tanzanie.
BEN ABDOU SAID (ORTC) : Une fois encore, nous avons l’honneur d’être reçus aujourd’hui par le Chef de l’Etat, Son Excellence Ustadhd AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI pour évoquer le voyage qu’il vient d’effectuer à Addis-Abeba en Ethiopie où il a pris part au Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine ainsi que la visite qu’il a effectué par la suite, en Tanzanie
Monsieur le Président, nous voudrions d’abord vous adresser nos remerciements pour nous avoir accordé à nouveau ces entretiens et ensuite, vous demander de nous parler, pour commencer de vos voyages. On entend souvent que le Président comorien AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI revient d’un périple pour repartie aussitôt arrivé. Comment pouvez-vous nous expliquer ces voyages que vous effectuez sans cesse à l’extérieur ?
Le Président A.A.M SAMBI : Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux. Louanges à Allah Seul et que la Paix et les salutations soient sur le dernier des Prophètes. Ceci dit, je ne peux que vous vous remercier à mon tour et vous féliciter pour le travail que vous effectuez.
Pour répondre à votre question, il est vrai qu’il y a des comoriens qui se posent la question des voyages fréquents du Président et de ses déplacements tous les mois. Il est important que je dise aux Comoriens, qu’aujourd’hui, notre pays les Comores, plus qu’à tout autre époque du passé, ont acquis une bonne réputation et sont regardées avec bienveillance. Tout cela est le résultat des voyages que j’ai effectués.
Il ne serait pas mauvais, que je saisisse cette opportunité, pour redire que depuis son accession à l’indépendance, sortant de colonialisme occidental, notre pays a toujours eu recours à l’extérieur chaque fois qu’il a eu besoin de financements. Les Comoriens se sont toujours posés cette question : « que fait ou qu’a donc fait ou encore que peut faire le Gouvernement en place ? ». On voit ainsi s’écouler les mois et les années sans que rien ne soit réalisé. La cause, je l’ai dit et redit au point que ça devient un refrain.
Toutefois, les comoriens doivent le savoir : le budget adopté chaque année aux Comores par nos députés, à bien y regarder, est seulement un budget de fonctionnement de l’Etat qui ne prévoit aucun investissement. Les investissements de ce pays doivent ainsi provenir de l’extérieur, soit sous forme d’aide, soit sous forme de prêts. Or, même ces prêts nécessitent une diplomatie.
Ainsi depuis mon investiture, j’ai compris que si nous ne parvenons pas à gagner la confiance de la communauté internationale, rien ne pourra se faire dans ce pays. Par conséquent je me suis efforcé d’user de ma culture, de ma foi et même de ma personnalité et de tout ce ce qui est en ma possession, pour intégrer notre pays et lui donner sa crédibilité. De ce coté, j’estime qu’aucun comorien, sauf un ingrat, ne niera, que l’image du pays à l’extérieur a été redorée. N’oubliez pas que c’est au sein des instances comme celle de l’Union Africaine à laquelle je viens de participer que j’ai pu exposer nos difficultés, même d’ordre politique et obtenir l’aide des pays africains pour aller libérer l’Île d’Anjouan.
J’ai alors pris conscience que les vrais problèmes de notre pays ne sont pas politiques comme le prétendent certains de nos hommes politiques mais d’ordre économiques et que contrairement ceux qui pensent que la solution est politique, celle-ci doit être économique.
Ainsi, mes déplacements à l’extérieur nous apportent beaucoup de bénéfices, aussi bien politiques qu’économiques et en termes d’intégration des Comores dans le concert des Nations. Je voyage donc beaucoup mais Dieu merci, ces voyages n’ont jamais été vains. Nous avons toujours eu gain de cause. Nous avons toujours été bien accueillis et impliqués et même mis en avant, nous comoriens. Puisque nous avons besoin du monde, ces voyages sont donc importants.
BEN ABDOU SAID (ORTC) : Monsieur le Président, je voudrais que nous abordions le Sommet d’Addis-Abeba, d’abord en ce qui concerne le changement du drapeau de l’UA. Comme vous l’avez déjà évoqué sur les ondes, l’Île de Mayotte figure sur cet emblème. Quel est votre sentiment sur ce point ?
Le Président A.A.M SAMBI : Sans aucun doute, mon cœur était rempli de joie lorsque Jean PING m’a dit que cette question a été examinée et fait l’objet d’un débat de tous les délégués des pays africains. Ces derniers ont finalement conclu qu’il était important que Mayotte, partie intégrante des Comores et de l’Afrique, figure sur le drapeau de l’UA, non pas parce que cette île se trouve en Afrique, car des territoires comme la Réunion qui se trouvent en Afrique n’y figurent pas mais en raison de son appartenance à l’Union Africaine.
Lorsque j’ai appris que cela a d’abord fait l’objet d’un débat j’ai compris qu’il s’agissait alors pour nous, d’une grande victoire même si certains s’obstinent à nous refuser toute victoire, allant même jusqu’à vouloir la transformer en défaite.
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Joseph Stiglitz : « L’ajustement structurel a contribué, contrairement à ce que laisse entendre le FMI, à la désindustrialisation de l’Afrique. » LESAFRIQUES.COM
Prix Nobel d’économie et président de la Commission d’experts sur la réforme du système financier international, Joseph Stiglitz estime, dans cet entretien réalisé à l’occasion d’une conférence sur l’après-crise financière, organisée par la BAD, que le continent a tout intérêt à raffermir son partenariat avec les pays émergents asiatiques, où la croissance reste vigoureuse.
Joseph Stiglitz : « L’ajustement structurel a contribué, contrairement à ce que laisse entendre le FMI, à la désindustrialisation de l’Afrique. »
Propos recueillis par Walid Kéfi, Tunis
Les Afriques : A l’heure où la reprise reste assez molle dans les pays développés, que peut faire l’Afrique pour relancer sa croissance freinée par la crise ?
Joseph Stiglitz : A Wall Street, on pense déjà que le pire est derrière nous. Dans les milieux universitaires, le pessimisme est, en revanche, encore de mise, d’autant que les pratiques qui ont servi de détonateurs de la crise sont toujours là. Je pense que le retour au niveau de croissance enregistré avant la crise aux Etats-Unis et en Europe ne devrait pas intervenir avant 2013. L’Afrique, qui est une victime innocente de la crise, doit compter davantage sur elle-même et adopter une stratégie post-crise. Le continent a, en premier lieu, intérêt à profiter de la nouvelle géographie économique mondiale, en s’orientant vers les marchés émergents asiatiques, où la croissance reste vigoureuse. Le raffermissement du partenariat avec ces pays émergents peut permettre à l’Afrique de maximiser la rente de ses ressources naturelles, en exploitant la concurrence mondiale, et d’attirer des investissements importants.
« Sur le moyen terme, l’Afrique devrait aussi exploiter l’augmentation en cours des salaires en Asie, qui va modifier les avantages comparatifs à l’échelle mondiale. »
La Chine joue déjà un rôle important en Afrique. Sur le moyen terme, l’Afrique devrait aussi exploiter l’augmentation en cours des salaires en Asie, qui va modifier les avantages comparatifs à l’échelle mondiale. Dans le même temps, ce continent est appelé à définir de nouvelles politiques d’apprentissage industrielles, technologiques et agricoles dans le cadre d’une diversification sectorielle effective des économies africaines. Cette diversification est aujourd’hui urgente, vu que l’ajustement structurel a contribué, contrairement à ce que laisse entendre le FMI, à la désindustrialisation de l’Afrique. La part de l’industrie africaine dans le PIB est tombée de 15,9% en 1965 à 14,9% en 2006. Les pays africains doivent aussi gérer leurs ressources naturelles d’une manière transparente et investir les richesses du sous-sol sur le sol. D’autre part, une sortie rapide de crise en Afrique implique plus que jamais une réhabilitation du rôle de l’Etat-promoteur.
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Au titre du Ministère de l’Economie, du Travail et du Commerce Extérieur, chargé des relations avec le Parlement, le gouvernement demande au Ministre d’entrer en contact avec le service de logement pour identifier un local pour le projet d’appui à la pérennisation de la paix par la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes aux Comores (APROJEC).
En direct de la Présidence de l'Union des Comores, BEIT-SALAM
Le Conseil des Ministres s’est tenu ce mercredi 03 février 2010 sous la présidence de Son Excellence, le Vice- Président Idi Nadhoim qui assure l’intérim du Président de l’Union des Comores en mission à l’extérieur.
L’ordre du jour a porté sur :
• 11ème session extraordinaire du Conseil d’Administration du PNUE Bali, 24- 26 février 2010.
• Attribution d’un local au projet : Appui à la pérennisation de la paix par la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes aux Comores (APROJEC)
• Célébration officielle de la création de l’ANRTIC
• Demande de subvention à l’Autorité Nationale de régulation des Tic par cession des redevances d’utilisation des fréquences pour l’année 2010.
Le Conseil des Ministres a d’abord pris connaissance du rapport final présenté par le président de l’Union Africaine à l’occasion du dernier sommet des Chefs d’Etat africains et se félicite du soutien des Chefs d’Etats africains sur le processus des reformes engagés par le Président de l’Union des Comores et plus particulièrement sur l’harmonisation des mandats et la convocation prochaine du congrès pour statuer sur la date des élections présidentielles et des gouverneurs des îles.
L’Union africaine a aussi salué les efforts déployés pour consolider la sécurité et la paix civiles.
Rappelons que le but de l’harmonisation des mandats est de réduire le nombre des scrutins et le coût élevé des multiples élections, tout en respectant le principe de la tournante.
Le Ministre de l’Education Nationale a présenté la situation de la grève dans les établissements publics. Il a fait part au Conseil des différentes rencontres qu’il a organisées avec l’intersyndical des enseignants, la coordination des étudiants et élèves, le comité des sages et les parents d’élèves. Le Ministre a fait part aussi de son déplacement à Anjouan et les contacts qu’il a pris avec les responsables de l’île et les différents acteurs de l’Education. Le Conseil recommande de continuer les efforts pour la reprise rapide des cours et mener une campagne de sensibilisation pour éclairer la population sur les avancées que le gouvernement a consenti en faveur des enseignants. Le Ministère de l’Education Nationale convoque le jeudi 4 février 2010 une réunion avec tous les acteurs concernés dans l’espoir de dénouer la crise.
Au titre de la Vice - Présidence chargé du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Environnement, de l’Energie, de l’Industrie et de l’Artisanat, le Conseil des Ministres donne son accord pour la participation de notre pays à la 11ème session extraordinaire du Conseil d’Administration du PNUE qui se tiendra à Bali, (Indonésie) du 24 au 26 février 2010.
Au titre du Ministère de l’Economie, du Travail et du Commerce Extérieur, chargé des relations avec le Parlement, le gouvernement demande au Ministre d’entrer en contact avec le service de logement pour identifier un local pour le projet d’appui à la pérennisation de la paix par la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes aux Comores (APROJEC).
Au titre du Ministère des Postes et télécommunications chargé de la Communication et de la promotion des nouvelles technologies de l’Information, le gouvernement donne son accord pour la célébration officielle du premier anniversaire de la création de l’Autorité Nationale de Régulation des Technologies d’Information et de Communication.
Le Conseil de Gouvernement a demandé un complément d’information au Ministre de la Communication suite à la demanda de subvention au profit de l’Autorité Nationale de régulation des Tic
http://www.beit-salam.km
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"La seule chose que nous pouvons dire est qu'il n'y a pas de problème technique sur l'avion, ni de trace d'explosion", a déclaré Jean-Paul Troadec à des journalistes, laissant entendre qu'il s'agissait d'une erreur humaine.
AP |et Nouvel observateur
L'accident d'avion de la compagnie Yemenia, qui a fait 152 morts le 30 juin au large des Comores, ne s'explique ni par un problème technique sur l'appareil, ni par une explosion, a expliqué jeudi le directeur du Bureau enquêtes analyses (BEA) qui a participé aux investigations.
"La seule chose que nous pouvons dire est qu'il n'y a pas de problème technique sur l'avion, ni de trace d'explosion", a déclaré Jean-Paul Troadec à des journalistes, laissant entendre qu'il s'agissait d'une erreur humaine.
Mais Jean-Paul Troadec a également ajouté que l'enquête n'avançait plus, depuis que le chef de la commission d'enquête comorienne a été renvoyé il y a quelques semaines.
Le vol YF626 reliant Paris à Moroni, via Sanaa, s'était abîmé dans l'océan, entraînant la mort de 152 passagers. Seule une adolescente avait survécu. AP
http://tempsreel.nouvelobs.com
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Cette nouvelle ligne permettra, à partir de l’aéroport international de Nairobi, d'offrir l'accès à de multiples destinations, notamment vers Paris qui enregistre l’essentiel des flux passagers et fret. Zinfos
Alors que la compagnie Yemena Airways perd en affluence depuis le crash de son avion au mois de juin dernier, l'Express de Maurice annonce qu'une autre compagnie s'est installée sur le marché. African Express Airways vient apporter de la concurrence.
Depuis le dernier crash aérien de l'avion Yemena Airways, les Comoriens boudent la compagnie. Mais il était difficile d'opter pour d'autres alternatives car Yemena Airways assurait l'essentiel des liaisons aériennes aux Comores.
Désormais le quasi-monopole est terminé puisqu'un partenariat entre la compagnie kenyane "African Express Airways" et la société Comair Assistance a permis d’ouvrir un nouveau pont aérien entre les deux pays.
Cette nouvelle ligne permettra, à partir de l’aéroport international de Nairobi, d'offrir l'accès à de multiples destinations, notamment vers Paris qui enregistre l’essentiel des flux passagers et fret.
La compagnie, deuxième opérateur national après la compagnie Kenya Airways, assure à partir de Nairobi plus d’une dizaine de lignes. Deux vols par semaine sont assurés par la nouvelle compagnie vers Nairobi.
ZINFOS
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