Nabihou, 25 ans, est venu avec ses amis pour se montrer proches de ceux qui ont perdu un des leurs. « Aujourd’hui, nous sommes recueillis, la colère c’est pour demain. » Depuis deux jours, lui et ses compagnons se sont quand-même rendus à Roissy pour obtenir l’annulation des vols prévus pour les Comores. Ils se sont donné rendez-vous à l’aéroport dès 6 heures demain matin.
02 juillet 2009/Cérémonie inter-religieuse en présence de Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy a assisté jeudi en fin d'après-midi à une cérémonie inter-religieuse à la Grande Mosquée de Paris en mémoire des victimes de l'accident de l'A310 de Yemenia. Il a retrouvé dans la mosquée 250 proches et parents des victimes, avant la lecture de la traditionnelle "prière de l'absent". Après la cérémonie, le chef de l'Etat s'est rendu au chevet de Bahia Bakari, à l'hôpital Trousseau.
Auparavant, Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat français aux Transports et son homologue de la coopération Alain Joyandet, avaient tenté de répondre aux interogations et questions des proches concernant la catastrophe de lundi dernier.
ALWATWAN.net
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Les Comoriens, une communauté soudée dans la douleur
La Grande Mosquée de Paris a accueilli, jeudi 2 juillet, une cérémonie en hommage aux victimes du crash de l’Airbus A310, en présence du Président de la République et de nombreux dignitaires religieux. Un événement qui a rassemblé une communauté comorienne plus unie que jamais
« On pensait pouvoir entrer dans la mosquée, mais il y a beaucoup plus de monde que prévu ! », s’étonne Salim, franco-comorien de 37 ans. Jeudi 2 juillet, il a quitté le bureau plus tôt que d’habitude pour ne pas manquer cette « prière des absents » à la Grande Mosquée de Paris. Sur le trottoir, en plein milieu de la rue, ils sont venus par centaines pour rendre hommage aux disparus : jeunes, personnes âgées, familles entières, ils veulent soutenir les proches des 152 victimes.
Pour Salim, cette foule réunie malgré la chaleur témoigne bien de la solidarité de la communauté comorienne de France : « Même si on n’est pas tous touchés à titre personnel, on est là par solidarité pour ceux qui ont perdu un proche ». C’est le cas d’Oumi et de sa sœur Maria, dont la tante fait partie des victimes. « Depuis deux jours, nous recevons des visites de condoléances, nos voisins et nos amis viennent prier le Coran à la maison ». Un deuil propre à la communauté comorienne et qui va durer neuf jours.
Une façon de commencer leur deuil
La prière de jeudi soir est pour elles une façon de commencer leur deuil, puisqu’elles ne verront probablement jamais le corps de la disparue. Sous un châle traditionnel comorien, le visage est grave, recueilli, mais la colère n’est jamais bien loin : « on connaissait le danger concernant les avions de cette compagnie… et pourtant, rien n’a été fait ! », souligne Oumi. Avec sa sœur, la jeune fille devait d’ailleurs partir pour les Comores dans une semaine, par un vol Yemenia. « Nous avons tout annulé pour rester avec la famille ». Aujourd’hui, donc, c’est le temps du deuil.
Mais déjà, nombreux sont ceux qui ont décidé de passer à l’action, à l’exemple du mouvement de la jeunesse comorienne de France. Nabihou, 25 ans, est venu avec ses amis pour se montrer proches de ceux qui ont perdu un des leurs. « Aujourd’hui, nous sommes recueillis, la colère c’est pour demain. » Depuis deux jours, lui et ses compagnons se sont quand-même rendus à Roissy pour obtenir l’annulation des vols prévus pour les Comores. Ils se sont donné rendez-vous à l’aéroport dès 6 heures demain matin.
« Nous, les jeunes, on n’agit pas comme nos parents, continue Nabihou. Eux, ils restent dans la douleur, nous on veut faire bouger les choses ! » Et en premier lieu, faire payer les responsables de la catastrophe. Plusieurs tracts circulent d’ailleurs dans la foule pendant la prière. Sur l’un d’eux, on peut lire tous les reproches que la communauté comorienne fait au gouvernement de Moroni. Alors non, malgré le recueillement, la colère n’est vraiment pas loin.
Anna LATRON
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Yemenia suspend ses vols depuis ou arrivant à Marseille
Yemenia Airways suspend "dès à présent" ses vols au départ et à destination de Marseille "pour une durée indéterminée". C'est ce qu'a indiqué jeudi, le chef d'escale adjoint de la compagnie à l'aéroport de Marseille-Provence, Mohamed Zoubeidi. "La compagnie a décidé de stopper pour une durée indéterminée ses vols au départ de Marseille et à destination de Sanaa", a-t-il déclaré.
Mercredi et jeudi, Yemenia avait dû annuler deux vols en raison de manifestations hostiles de la communauté comorienne de Marseille devant ses comptoirs d'enregistrement. La compagnie a indiqué qu'elle s'engageait "à assurer le remboursement des billets sur l'intégralité de la durée".
ALWATWAN.NET
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Crash de Yemenia : Nicolas Sarkozy à la Mosquée de Paris pour une prière en hommage aux victimes
Crash de Yemenia : Nicolas Sarkozy à la Mosquée de Paris pour une prière en hommage aux victimes
Le président Nicolas Sarkozy s'est rendu, jeudi 2 juillet au soir à la Grande Mosquée de Paris pour assister à une cérémonie interreligieuse au cours de laquelle doit être lue la Prière de l'absent en mémoire des victimes de l'accident de l'A310 de la compagnie Yemenia.
Il est arrivé peu avant 18 h 45 dans le patio de la mosquée, où se trouvaient quelque deux cent cinquante proches et parents des victimes. Etaient également présents le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, le secrétaire d'Etat aux transports, Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat à la coopération, Alain Joyandet, et le maire de Paris, Bertrand Delanoë. M. Sarkozy s'est mêlé aux proches et aux familles, avant la prière.
Auparavant, MM. Bussereau et Joyandet avaient répondu pendant une demi-heure aux interrogations des proches sur les circonstances de l'accident. Le Conseil français du culte musulman a demandé que la prière soit dite dans toutes les mosquées de France vendredi, après la grande prière de midi, en hommage aux victimes, toutes musulmanes.
LEMONDE.FR avec AFP
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Yemenia Air suspend ses vols à destination et au départ de Marseille
AP | 02.07.2009 | 21:06
La compagnie Yemenia Air a annoncé jeudi soir qu'elle suspendait "pour une durée indéterminée" ses vols au départ et à destination de Marseille suite aux incidents qui se sont produits à l'aéroport Marseille-Provence à Marignane (Bouches-du-Rhône) au départ d'un vol pour les Comores.
"Face à cette situation de crise, constitutive d'un cas de force majeure, la compagnie Yemenia cesse dès à présent ses vols au départ et à destination de Marseille, pour une durée indéterminée", a indiqué la compagnie dans un communiqué, dénonçant des "comportements inadmissibles" à l'aéroport de Marseille-Provence.
Deux jours après l'accident d'un Airbus 310 de la Yemenia Air avec 153 personnes à bord au large des Comores, des incidents ont éclaté jeudi à l'aéroport marseillais à l'embarquement d'un vol à destination des Comores, entraînant l'annulation du vol. Mercredi matin, c'est un vol Paris-Sanaa qui avait décollé avec une vingtaine de minutes de retard à l'aéroport de Roissy en raison d'une manifestation de jeunes d'origine comorienne qui tentaient de dissuader les passagers de monter à bord d'un avion de Yemenia.
Face à cette situation, Yemenia estime qu'elle "ne peut poursuivre normalement l'exploitation de ses lignes au départ et à destination de cet aéroport (Marseille, NDLR) sans mettre gravement en péril la sécurité des passagers, des usagers et des personnels qui y travaillent".
La compagnie dit partager "réellement la douleur des familles des victimes de la catastrophe du 30 juin" et "déplore que cette période de deuil soit affectée par des comportements inadmissibles qui interdisent la recherche sereine des causes de cette catastrophe et empêchent d'acheminer les familles des victimes jusqu'à Moroni (la capitale comorienne, NDLR).
"Conformément à la réglementation en vigueur", Yemenia assure "que l'ensemble des billets concernant ces vols (sera) intégralement remboursé par les agences émettrices". AP
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Airbus A310 - Des passagers entre colère et fatalisme
Samy Mouhoubi , le vendredi 3 juillet 2009 à 04:00
lgnie Yemenia comptant 153 personnes à son bord, la colère et l’émotion sont encore vives dans la communauté comorienne installée en France. Illustration de cette rancœur palpable : quelque 200 manifestants ont bloqué, jeudi vers midi, à l’aéroport de Marseille-Marignane les accès à l’enregistrement d’un vol de Yemenia, la compagnie yéménite à laquelle appartenait l’avion qui s’est écrasé dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin.
La tension est encore montée d’un cran lorsqu’une petite poignée de manifestants, remontés à bloc, s’en est violemment prise à une journaliste vidéo de l’Agence France-Presse (AFP), l’abreuvant de coups et jetant son matériel sous le prétexte qu’ils ne souhaitaient pas être filmés. Cette brutale prise à partie a rapidement été stoppée par d’autres manifestants, soucieux de ne pas ajouter l’absurde à la tristesse. « L’émotion est légitime, mais on ne peut pas être d’accord avec ce geste », a réagi Chamoux Saydi, l’un des organisateurs de la manifestation. « Nous, on veut que l’Etat français, l’Etat comorien et la compagnie Yemenia se mettent d’accord pour arrêter le massacre », a insisté ce porte-parole improvisé.
Décidés à se faire entendre des autorités, ces membres de la communauté comorienne avaient investi l’aéroport dès le début de la matinée, dans une atmosphère tendue. Sitôt arrivés, ils ont empêché tout enregistrement pour le vol Yemenia à destination de Moroni, censé décoller à 18 heures de Marseille.
« Blocus sévère »
Tout aussi rapidement, des barrières ont été dressées devant les guichets de la compagnie yéménite, CRS inclus. C’est alors que, spontanément, des femmes en tenue traditionnelle, se tenant par la main, ont formé une chaîne en signe de protestation pacifique. « Nous menons un blocus sévère avec une ligne dure : tant que Nicolas Sarkozy et que la République française n’affréteront pas un avion, nous resterons là, a justifié Nassurdin Hadara, un manifestant. Nous avons une pensée pour les victimes. Nous essayons d’éviter une autre catastrophe. » Tandis qu’une personne essayant de faire accéder des passagers aux guichets était violemment expulsée du hall de l’aéroport par la foule. Quelques mètres plus loin, Ahamada Bacar, attendant de pouvoir embarquer, semblait déplorer ce mouvement de fureur. « Je n’ai pas le choix, l’avion qui s’est écrasé a eu des soucis, mais ce n’est pas la solution de boycotter, il faut s’arranger avec la compagnie », a-t-il soupiré, devant sa femme et ses enfants, silencieux, partagés entre le désir de partir en vacances et le deuil ayant frappé plusieurs familles de la communauté.
« Pas honnête… »
A plusieurs milliers de kilomètres de la cité phocéenne, le premier vol Paris-Moroni depuis la catastrophe a atterri à 4 h 15, heure française. Même sentiment de colère. Vive. Tout juste débarqués, les passagers, émus, fustigent les « cercueils volants » de la compagnie yéménite. Ils confient leur traumatisme après la perte d’un proche dans l’accident. Un homme d’âge mûr, coiffé du chapeau traditionnel, portant une djellaba blanche, couleur du deuil, est submergé par l’émotion. « Mon beau-frère est décédé dans le crash, c’est moi qui l’avais déposé, lundi, au départ du vol de Paris », souffle-t-il, les yeux rougis fixés sur le tapis roulant des bagages. Pourquoi avoir pris ce vol ? « Je n’avais pas le choix, je dois participer aux funérailles, et sur les autres compagnies c’est surchargé. Mais prendre un cercueil volant, ça fait toujours peur », susurre-t-il, entre deux sanglots. Costume noir, un autre voyageur, les sourcils en circonflexe, prend le relais. « C’est un accident auquel on s’attendait : ça fait des années que la diaspora dénonce le mauvais entretien de cet avion entre le Yémen et les Comores. » Un silence. Les larmes affleurent. « J’ai perdu ma nièce dans le crash, elle venait célébrer son mariage le 2 août, c’est terrible. »
Dans la salle des arrivées, un étrange calme domine. La tristesse n’est cependant pas loin. Elle ne met guère longtemps à poindre. Un homme évoque sa sœur et deux petits neveux disparus dans le crash. Il est venu accueillir son beau-frère afin de s’enquérir des opérations de recherche. « On a perdu tout espoir, ça fait plus de quarante-huit heures maintenant », finit-il par lâcher, avant de lancer, l’amertume dans la voix : « Pourquoi y a-t-il des avions destinés à l’Occident et d’autres pour les pays du tiers-monde ? C’est pas honnête… »
http://www.francesoir.fr/societe/2009/07/03/avion-a310-crash-comorres-passagers.html
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YEMENIA AIR/Crash aux Comores : condoléances de Nicolas Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 02.07.2009 | 09:02
Le président participera jeudi à une cérémonie à la Mosquée de Paris. 153 personnes, dont 66 Français étaient à bord de l'Airbus A310-300 qui s'est abîmé dans l'Océan indien. Une survivante a été repêchée.
Nicolas Sarkozy a adressé mardi 30 juin ses "condoléances profondément attristées" aux familles des personnes ayant péri dans la catastrophe aérienne au large des Comores. Selon l'Elysée, le président de la République participera jeudi en fin d'après-midi à une cérémonie interreligieuse à la Mosquée de Paris afin de rendre hommage aux victimes de cette tragédie.
Un Airbus A310-300 de la compagnie yéménite, qui avait décollé de Sanaa à destination de Moroni, s'est abîmé dans l'océan Indien, avec 153 personnes à bord, dont 66 Français et de nombreux Comoriens rentrant au pays. Une survivante de 14 ans a été repêchée.
"C'avec une très grande émotion que la France, pour la seconde fois en si peu de temps, est confrontée à un nouvel accident aérien", déclare la présidence dans de la République dans un communiqué en référence au vol AF447 d'Air France qui s'est abîmé dans l'Atlantique le 1er juin avec 228 personnes à bord.
La communauté comorienne "durement éprouvée"
"La perte de l'Airbus de la compagnie Yemenia qui rejoignait Les Comores depuis Sanaa au Yémen endeuille aujourd'hui à nouveau des familles et notre pays", souligne l'Elysée.
Le président Nicolas Sarkozy "leur adresse ses condoléances profondément attristées", et "a une pensée toute particulière pour la communauté comorienne vivant en France durement éprouvée par ce drame".
Le chef de l'État tient à assurer aux familles des victimes "que les services de l'Etat leur apporteront toute l'aide nécessaire dans ces dramatiques circonstances et demande à tous les moyens français déployés pour porter secours aux passagers du vol de la compagnie Yemenia de poursuivre sans répit leur action", précise le communiqué.
Reprise des recherches
Les opérations de recherche d'éventuels survivants ont repris mercredi avec l'aide de secouristes français, a indiqué à l'AFP par téléphone une porte-parole du Croissant Rouge.
"Les dispositions avaient été prises hier soir pour reprendre les secours de très bon matin aujourd'hui. Ce n'est pas évident mais on espère toujours trouver des survivants", a déclaré Mme Ramulati Ben Ali.
"Vingt-deux personnes de la Croix Rouge française sont arrivées pour nous aider dans le cadre de la Plate-forme d'intervention régionale de l'Océan Indien, basée à la Réunion", a-t-elle ajouté.
(Nouvelobs.com avec AP et AFP )
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Une fois, on est allés à Moroni. Le train d'atterrissage ne voulait pas
sortir, alors qu'on approchait de l'aéroport. Le commandant a essayé
manuellement... heureusement, on a pu atterrir. Mais l'avion a déjà eu
des problèmes avant la catastrophe. De toute façon, tous les Airbus
A310 de la compagnie sont dangereux...
 BAHia, ou BAHATI l'unique survivante du crash de l'Avion YEMENIA aux Comores
Une ancienne hôtesse de Yemenia : «A chaque vol avec cet avion, on ne savait pas si on allait rentrer»
TEMOIGNAGE - Sonia raconte comment le personnel navigant craignait les avions de la compagnie...
Contactés par un internaute de 20minutes.fr au
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
, nous avons pu obtenir les coordonnées d'une jeune femme, ancienne employée de Yemenia.
Sonia, 23 ans, a travaillé en tant qu'hôtesse de l'air pendant trois ans pour Yemenia, de 2006 au début de cette année. Elle connaissait tout le personnel navigant mort dans le crash du vol Sanaa-Moroni de ce mardi. Pour eux, elle a décidé de raconter les conditions de travail des employés de la compagnie aérienne.
«On savait que l'Airbus qui a eu l'accident était interdit par l'Etat français. Avec, on ne faisait que des vols domestiques ou des destinations comme Moroni, dans des pays qui ne disent rien. Dans l'ensemble, les avions de la compagnie sont trop vieux. Et dans l'ensemble, le service n'était pas bon. Les passagers se plaignaient car ils étaient mal traités. Mais le personnel navigant aussi est mal traité... Nos conditions de travail étaient illégales, on faisait parfois des vols Sanaa-Dubaï-Jakarta-Kuala Lumpur, ce qui représente plus de 16 heures...»
Mais vous, personnel navigant, n'avez jamais parlé à vos employeurs des problèmes de sécurité?
«Si. Mais on ne pouvait rien faire! Quand on en parlait, ils nous disaient qu'ils allaient réparer... Mais avant chaque vol avec l'A310, on ne savait pas si on allait rentrer. Une fois, on est allés à Moroni. Le train d'atterrissage ne voulait pas sortir, alors qu'on approchait de l'aéroport. Le commandant a essayé manuellement... heureusement, on a pu atterrir. Mais l'avion a déjà eu des problèmes avant la catastrophe. De toute façon, tous les Airbus A310 de la compagnie sont dangereux... les A330 et les Boeings 747, ça allait.»
O.R. (avec agence)
Source : 20minutes
http://comores4.skyrock.com
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Comores: recherches de rescapés infructueuses, Yemenia offre des compensations
De Ali MOINDJIE – Il y a 12 heures
MORONI (AFP) — La recherche d'éventuels rescapés du vol de Yemenia qui s'est abîmé mardi aux Comores avec 153 personnes à son bord s'est poursuivie mercredi avec l'aide de plusieurs pays, sans succès.La compagnie a annoncé des compensations de 20.000 euros au moins pour les familles de chaque victime.
Pour l'heure, seule une adolescente a été retrouvée vivante. Bahia Bakari, 12 ans, a quitté Moroni dans la soirée pour Paris, à bord de l'avion du secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet.
"La petite Bahia est installée (dans l'avion). Nous la ramenons à Paris auprès de son père. Les médecins considèrent qu'il n'y a pas de problème pour la rapatrier", a déclaré M. Joyandet à l'AFP peu avant le décollage, avant de préciser qu'elle serait hospitalisée à son arrivée jeudi matin.
L'adolescente a "fait preuve d'un courage absolument admirable", après être "restée près de 10 heures à attendre des secours après l'accident", avait-il estimé auparavant.
Bahia Bakari voyageait avec sa mère et ne souffre que d'une fracture de la clavicule et de brûlures à un genou, a indiqué son père qui réside près de Paris.
Les forces comoriennes ont reçu l'aide de la France, des Etats-Unis et de Madagascar, qui ont dépêché navires, avions, hélicoptères et plongeurs à la recherche de survivants parmi les 153 passagers et membres d'équipage de l'A310 de la compagnie nationale yéménite.
En mer, un avion et un hélicoptère de l'armée américaine arrivés mercredi matin ainsi que quinze plongeurs américains et neuf français ont participé aux opérations, s'ajoutant à une équipe de 22 personnes de la Croix Rouge française arrivée mardi.
Il y a "encore une chance de trouver des survivants mais il faut plutôt voir comment évacuer les corps des victimes", avait concédé M. Joyandet dans la journée.
Outre la recherche d'éventuels survivants, ces moyens visent également à récupérer les précieuses boîtes noires de l'appareil, déterminantes pour l'enquête sur les causes, encore inconnues, du crash.
Pour l'instant, seul le signal d'une balise de détresse de l'appareil a été repéré mercredi, comme la veille, par un avion Transall de l'armée française.
Face à la levée de boucliers contre la compagnie, dénoncée tant par ses usagers que par autorités françaises, qui ont mis en doute son respect strict des règles de sécurité, la compagnie a annoncé une première enveloppe pour compenser les victimes.
"Nous allons payer un premier versement de 20.000 euros pour les familles de chaque victime de l'accident", a dit le président de la compagnie Abdel Khaleq al-Qadi à Sanaa, sans préciser quand ces sommes seraient octroyées.
La justice française, compétente notamment en raison de la présence de 66 Français dans l'avion, a ouvert une enquête contre X pour "homicide involontaire".
En France, la colère de la diaspora comorienne contre la Yemenia a continué d'enfler: des jeunes Français d'origine comorienne et des Comoriens ont brièvement bloqué mercredi matin à l'aéroport parisien de Roissy l'embarquement d'un de ses vols à destination de Sanaa.
A Marseille, où vit une importante communauté d'origine comorienne, une centaine de personnes ont contraint à la fermeture deux agences de voyage du centre-ville qui vendent des billets de la compagnie Yemenia.
Les passagers, dont une partie venait passer les vacances d'été aux Comores, saison des "grands mariages" dans l'archipel, avaient embarqué lundi sur un Airbus A330-200 de la Yemenia, qui effectuait une liaison entre Paris, Marseille et Sanaa au Yémen. A Sanaa, ils avaient embarqué sur un A310 interdit de vol en France pour finir leur parcours aux Comores, via Djibouti.
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La seule rescapée du crash de l'Airbus de Yemenia a quitté Moroni mercredi pour Paris
Yemenia a annoncé mercredi des compensations financières de 20.000 euros pour les familles de chaque victime. La justice française a ouvert mercredi une information judiciaire contre X pour "homicide involontaire".
L'Airbus A310 de la compagnie yéménite s'est abîmé en mer mardi avant l'aube près des côtes comoriennes avec 153 personnes à bord.
Repêchée vivante par les secours, Bakari Baya, 13 ans, originaire de Marseille, voyageait avec sa mère. La jeune rescapée, blessée à la clavicule et au genou, est attendue dans la nuit de mercredi à jeudi à Paris.
Elle est la seule rescapée du crash de l'A310 de la Yemenia qui effectuait le vol Sanaa-Moroni.
La jeune Bakari Baya a été recueillie au départ par les secours comoriens et de Mayotte et prise en charge par l'hôpital El Maarouf. Elle souffrait d'hypothermie. "Elle est consciente, elle parle, mais on essaie de la réchauffer parce qu'elle a pris un coup de froid", a déclaré mardi soir le médecin comorien qui l'a auscultée à l'hôpital de Moroni. "On essaie de la rétablir, mais on ne l'interroge pas pour ne pas la fatiguer", a-t-il ajouté, précisant qu'elle s'exprimait en comorien.
Un des sauveteurs de l'adolescente, interrogé par Europe 1, a raconté comment il avait aperçu la jeune fille, nageant dans une mer houleuse au milieu des corps et des débris de l'avion. "On a essayé de jeter la bouée, elle n'a pas pu prendre la bouée, j'ai dû sauter pour la récupérer. Elle tremble, elle tremble. On lui a mis quatre draps, on lui a donné de l'eau chaude et sucrée."
Une des boîtes noires repérée
Le secrétaire d'Etat français à la Coopération a affirmé mercredi que le signal sonore repéré par des avions français sur les lieux du crash de l'Airbus de Yemenia provenait de "balises de détresse" plutôt que des boîtes noires, revenant sur de précédentes déclarations. Présent sur place, Alain Joyandet avait précisé que les opérations pour récupérer les boîtes noires allaient commencer.
La recherche d'éventuels rescapés se poursuit, avec l'aide de moyens français. Les opérations pourraient toutefois être handicapées par la météo, le temps étant très mauvais et la mer houleuse autour de la Grande Comore.
Une prière en hommage aux victimes est prévue jeudi à la Mosquée de Paris.
Bussereau détaille les anomalies relevées sur l'avion
Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a demandé mercredi la création d'une "liste noire mondiale" de compagnies aériennes, estimant que des "anomalies inquiétantes" avaient été observées sur l'avion de la Yemenia qui s'est abîmé mardi près des Comores.
Dans un entretien publié sur le site du Figaro, M.Bussereau détaille les "anomalies inquiétantes" observées en 2007 sur l'A310-300 qui s'est abîmé. Il cite notamment "des sièges pour l'équipage et pour les passagers hors service, une pression insuffisante pour manoeuvrer en ouverture de secours les portes de l'avion ainsi que du matériel de soute qui n'était pas convenablement attaché".
L'appareil accidenté avait été "exclu" du sol français pour "irrégularités" il y a quelques années, avait indiqué mardi Dominique Bussereau à l'Assemblée. La compagnie Yemenia "est autorisée" et "ne fait pas partie de la liste noire" des compagnies aériennes, avait-il précisé.
Yemenia était toutefois sous surveillance dans l'Union européenne, la Commission ayant décelé en juillet 2008 des "manquements" à certaines normes de sécurité. Mais Bruxelles ne l'avait pas inscrite sur la liste noire, l'enjoignant "d'achever la mise en oeuvre de son plan d'actions correctives avant la prochaine réunion du comité de la sécurité aérienne".
Conditions de vols dénoncées, manifestation à Roissy
L'association "SOS voyage aux Comores" a dénoncé mardi les conditions déplorables de vols entre Sanaa et Moroni.
Et des personnes en colère ont tenté de bloquer un vol de Yemenia pour Sanaa, mercredi à Roissy.
153 passagers sur le vol de Yemenia
L'avion avait 153 personnes à son bord, dont 45 Comoriens et 66 Français. Certains étaient partis de Roissy, d'autres de Marseille, avant de changer d'avion au Yémen. "Sur environ 60 Comoriens qui ont embarqué à Roissy, une bonne partie venait de La Courneuve mais on ne sait pas combien sont restés à Sanaa et combien sont repartis à Moroni", a déclaré à l'AFP, Bacar Soilihi.
Un premier avion a en effet décollé de Roissy lundi à 09h14 pour Marseille, puis de Sanaa, au Yemen. A Sanaa, les passagers ont embarqué à bord d'un A310, qui a décollé pour Djibouti puis Moroni, aux Comores, où il devait arriver mardi à 1h00 (heure de Paris). L'avion a disparu des écrans radar et un PC de crise a été activé à Roissy vers 5h00 du matin.
Le numéro suivant a été mis à disposition des familles :
01 48 64 59 59.
La compagnie Yemenia Airways se défend
Yemenia, qui a annoncé mercredi qu'elle payera 20.000 euros de compensations pour les familles de chaque victime, avait affirmé plus tôt assurer une maintenance régulière de sa flotte.
La compagnie aérienne yéménite dit "appliquer une sévère politique pour que ses avions soient pleinement opérationnels". Yéménia a déploré de "fausses informations et spéculations sur des problèmes techniques" dans l'Airbus A310 qui s'est abîmé en mer près des Comores.
Selon le ministre yéménite des Transports, l'A310-300 de Yemenia Airways avait été totalement inspecté en mai sous la supervision de spécialistes d'Airbus. "Il y a eu une inspection complète menée au Yémen (...) avec des experts d'Airbus", a déclaré Khaled Ibrahim al Wazir à Reuters. L'appareil "était conforme aux normes internationales", a-t-il assuré.
L'Airbus A310 datait de 1990. Il avait 51.900 heures de vols et la compagnie aérienne Yemenia Airways exploitait l'appareil depuis octobre 1999. L'avion qui s'est crashé n'était plus fabriqué depuis 2007.
La Yemenia n'avait pas été impliquée ces dernières années dans des incidents aériens majeurs, bien qu'elle soit la compagnie nationale d'un des pays les plus pauvres de la planète.
Les conditions météorologiques étaient mauvaises au moment de l'accident de l'Airbus A310-300 a déclaré le directeur général adjoint de la compagnie yéménite Yemenia Airways, "avec un vent fort et une mer démontée. La vitesse du vent à l'aéroport de Moroni était de 61 km/h. Il y a peut-être d'autres facteurs", a-t-il ajouté.
Un 2e accident frappant un Airbus en moins d'un mois
C'est le deuxième accident à frapper un Airbus en moins d'un mois depuis le drame du vol Rio-Paris, qui a fait 228 morts le 1er juin. Un Airbus A330, de la compagnie Air France, s'était abîmé en mer entre le Brésil et la France.
http://info.france2.fr/france/La-jeune-rescap%C3%A9e-du-crash-en-route-vers-Paris-55768999.html
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Bahia Bakari, la miraculée du crash des Comores
Cela ne devait pas être son heure. Sur les 153 passagers ayant embarqué à Sanaa sur le vol IY626 à destination de Moroni hier à 09h30 (08h30 GMT), seule Bahia Bakari a survécu. Une adolescente de 14 ans «timide» et sachant «à peine» nager. Un miracle forcément «voulu par Dieu» selon son père.
Marie Desnos - Parismatch.com
Bahia Bakari. Son nom résonne désormais comme un miracle. Cette jeune fille de 14 ans est à ce jour la seule rescapée connue du crash de l’Airbus A310 hier dans les Comores. Elle est originaire du village de Nioumadzaha sur la Grande Comore, mais habite Marseille. Elle partait en vacances dans sa famille avec sa mère, qui n’a, elle, pas survécu à l’accident. L’adolescente a été retrouvée accrochée à un débris de l’appareil, en hypothermie, après 12 heures passées dans l’eau froide. Elle a été sauvée par les secours comoriens et mahorais, puis transportée à l’hôpital El-maarouf, le principal centre hospitalier de l'archipel des Comores, mais son état «n’inspire pas d’inquiétude», selon Ramulati Ben Ali, porte-parole du Croissant-Rouge des Comores -organisation à caractère humanitaire, faisant partie du Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui regroupe 177 pays à travers le Monde.
«Je suis abasourdi», a avoué son père, sous le choc, au micro d’Europe 1 mardi soir. «C’était des vacances comme tout le monde part en juin juillet août, (…) J’avais le choix entre le 26 [juin] et le 29. Mais elle, elle a décidé de prendre le 29», a-t-il raconté. S’il est bien évidemment heureux du sort de sa fille, il a souligné qu’en tant que «père d’une rescapée, après tu te poses pas mal de questions : pourquoi, alors qu’il y avait des enfants en plus bas âge qu’elle, (…) c’est elle qui a survécu ? Ça je ne peux pas répondre», a-t-il reconnu. Plus tôt, sur RTL, il avait précisé que sa fille «savait à peine nager», ce qui ajoute d’autant plus de magie à sa survie.
Les boîtes noires toujours recherchées
A l’arrivée des secours, «elle n'a rien senti et s'est retrouvée dans l'eau. Elle a entendu des gens parler autour mais elle ne voyait personne dans la nuit», a raconté Karim Bakari qui souligne ne pas avoir osé lui poser «trop de questions» pour le moment. Il décrit sa fille, l'aînée de quatre enfants, comme «très très timide». «Je n'ai jamais pensé qu'elle allait s'en sortir comme ça. (...) C'est le bon Dieu qui l'a voulu», a-t-il conclu.
Karim Bakari a toutefois perdu sa femme dans la tragédie. Interrogé sur la compagnie Yemenia Airways, ce père de famille partagé entre la joie et la colère a dit avoir pris «cette ligne-là à plusieurs reprises» et que «le problème (…) se pose toujours à partir de Sanaa (la capitale du Yémen, ndlr, et non à partir de Paris).» «C'est là où tout chamboule, à cause des conditions des avions», a-t-il affirmé sur France Info. «Mais quand on dit que voilà, cet avion n'a plus le droit de venir en France, d'accord, mais on a oublié une chose : c'est que même à Sanaa, y'a des Français qui partent à l'étranger et ces Français-là, est-ce qu'on peut les laisser dans des avions cercueils ? Je ne crois pas, mais personne n'a jamais levé le petit doigt (…) c'est pour ça, qu'on en est arrivé là aujourd'hui», a-t-il déploré avant de conclure : «Non seulement il y a de la colère, mais il y a de la haine aussi.»
Quant aux premières informations faisant état d’un survivant d’environ 5 ans, il s’agissait d’une erreur, comme l’a souligné le ministre des Communications des Comores, Abdourahim Said Bakar en annonçant qu’il s’agissait en fait d’une rescapée de 14 ans. Bahia Bakari est donc apparemment la seule survivante du crash de l’avion yéménite. Mais les recherches se poursuivent sur le lieu de l’accident. Contrairement à ce qui avait été annoncé, l'une des boîtes noires de l’avion n'a été retrouvée. Un avion Transall de l'armée française est arrivé sur place en provenance de la Réunion, avec des zodiacs et des éléments de la police scientifique.
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Bahia-Bakari-la-miraculee-du-crash-des-Comores-109010/
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Les recherches se poursuivent, Yemenia au banc des accusés
Les recherches se sont poursuivies mercredi, au large de la Grande Comore pour tenter de retrouver d'éventuels survivants du crash de l'Airbus A310 de Yemenia Airlines. Malheureusement, le bilan reste toujours aussi sombre : seule une jeune Marseillaise a survécu et a été récupérée par les sauveteurs. Et il y a toujours 152 disparus.
Bahia Bakari, 13 ans, a été hospitalisée, mais son état n'est pas inquiétant. Elle avait fait le voyage depuis Marseille avec sa mère. Elle devrait être rapatriée rapidement en France où se trouve son père.
La rumeur qu'un autre enfant avait été retrouvé a couru à la mi-journée, avant d'être démentie par Alain Joyandet, secrétaire d'Etat français à la Coopération qui est sur place, à Moroni. Il a démenti également qu'une boîte noire avait été localisée. Il s'agirait en fait d'une balise de détresse.
La compagnie Yemenia a indiqué de son côté qu'elle indemniserait les familles à hauteur de 20.000 euros par victime. Il n'est pas sûr que cela suffise à calmer la colère et la douleur des Comoriens expatriés en France, qui tous, dénoncent les conditions de transport entre Sanaa et Moroni. Un vol de la compagnie, parti mercredi matin de Roissy avec retard, après avoir été bloqué par des manifestants, devait arriver dans la nuit de mercredi à jeudi à Moroni. On ne sait pas si Yemenia comptait procéder à une substitution d'appareil lors de l'escale de Sanaa et assurer la liaison avec l'un des 3 A310-300 qui lui restent.
Yemenia fait de plus en plus figure d'accusée. L'Union européenne a ainsi haussé le ton face au transporteur, le menaçant de l'interdire de vol en Europe. Dans un courrier qui lui est adressé, Bruxelles indique que Yemenia pourrait figurer sur la liste noire si elle ne fournit pas de garanties de sécurité supplémentaires d’ici au 10 juillet. Bruxelles pointe des déficiences qui doivent faire l’objet de "mesures correctrices". Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat français aux Transports avait déjà précisé mardi, que l'A310 qui s'est écrasé était interdit de vol en France.
Il n'est d'ailleurs pas certain que beaucoup de passagers fassent encore confiance à cette compagnie, qui pratiquait les prix les plus bas du marché. Le vol de mercredi matin au départ de Roissy comptait une soixantaine de passagers portés manquants.
A Marseille, des centaines de personnes de la communauté comorienne ont contraint trois agences de voyage du centre-ville qui vendent des billets de Yemenia à fermer leurs portes. Les manifestants ont réclamé des appareils sûrs, notamment pour transporter les familles en deuil qui vont devoir se rendre aux Comores dans les prochains jours. "Stop les avions poubelles, stop les avions de la mort", a déclaré Farid Soilihi, président de l'association "SOS voyages aux Comores".
ALWATWAN.NET
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Crash de l’A310 de Yemenia. Les familles des victimes se constituent en collectif
Des représentants des familles des victimes du crash du vol IY 626 de l’Airbus A310 de la compagnie Yemenia Airways se sont rassemblés hier en fin d’après-midi, au foyer Awuladi-l-Comores à Moroni, pour décider de se constituer en association. Le Collectif des familles des victimes du crash a désigné un comité directeur d’une dizaine de personnes appelle toute personne éplorée par le crash du 30 juin de rejoindre l’association pour mener des actions communes.
Dans son communiqué rendu public au cours de la réunion, il est souligné que “Ce collectif entend œuvrer pour aider les familles à obtenir des informations crédibles sur l’état des recherches des corps, sur leur identification et sur les conditions des funérailles des morts”.
L’un des intervenants à cette réunion, Me Bahassane Ahmed Said qui a perdu deux frères, a déploré le manque d’informations suffisantes et s’insurge contre les responsables des opérations de secours qui n’arrivent pas à orienter les proches des disparus. Il estime que les recherches n’ont pas été entreprises à temps avec les moyens adéquats pour avoir la chance de trouver des survivants. Tous les autres intervenants ont indiqué que cela ne doit plus se reproduire. Ils trouvent très dérisoires les moyens engagés par l’Etat et que la demande de l’aide extérieure a pris un retard.
Des familles des victimes ont d’ores et déjà sollicité les services d’un avocat, Me Said Larifou. Ce dernier affirme que c’est une mission complexe mais nécessaire étant donné que les familles comme le collectif lui-même auront besoin d’assistance et de conseils en ce moment critique de leur vie. L’avocat croit bien que les familles ont bien droit à l’accès à toute information liée à l’accident qui a coûté la vie des leurs.
ALWATWAN.NET
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Crash de YEMENIA-liste des victimes Voici la liste des passagers ayant embarqués l'Airbus 310 de la compagnie Yémenia Airways a partir de l'aéroport international de Sanaa vers Moroni. 1 - Moindjouma Mbaé 2 - Hadji Mohamed 3 - Ahmed Toyba 4 - Ali Saïd Hassani 5 - Anliya Djaé 6 - Ahmed Hamid 7 - Ali Annie (épouse Ibrahim) 8 - Ibrahima Amine 9 - Ahamada Hassani 10 - Saïd Ahamada Mzé 11 - Salim Hamadi 12 - Mhoumadi Saïd 13 - Mbéchezi Youssouf 14 - Darouechi Adam 15 - Mohamed Soulé Ali 16 - Charif Hamidou Aboud 17 - Abdou Mariama Radhui 18 - Abdou Yasmina 19 - Abdou Yasmina 20 - Athoumani Housni 21 - Toto Aîssa 22 - Souleimana Sonia 23 - Saïd Mohamed Saïd Hassane 24 - Abdallah Mohamed Saïd 25 - Saïd Siradji Aimane 26 - Bacar Ahmed Hairati 27 - Toiybou Msa 28 - Soali Fatou 29 - Ali Ahamada 30 - Saïd Moirabou 31 - Saïd Affoussoita 32 - Bonaidi Zainaba 33 - Chanfi Aîni 34 - Soilihi Asmini 35 - Abdou Sowane 36 - Mohamed Chanfi 37 - Mohamed Toibibou 38 - Mlanao (épouse) Abdallah 39 - Youssouf Mmadi Ben Ali 40 - Djaé Mountassouim 41 - Djaé Samiat 42 - Fahardine Mikidache 43 - Ahmed Abdou 44 - Bacar Ousseine 46 - Halima Youssouf 47 - 48 - Halima Mohamed Moussa 49 - Mohamed Moussa 50 - Mariama Mdahoma 51 - Ichata Rachid 52 - Djaé Djuraidj 53 - Darouèche Soilihi 54 - Farid Hassan 55 - Mohamed Hamidou 56 - Abdoulghani Ensumati 57 - Abubakar Mohamed 58 - Zalbia Abdallah 59 - Hassani Mohamed Chanfi 60 - Ali Abdillah Youssouf 61 - Abdillah Mroivili 62 - Saïd Mohamed 63 - Hassani Assoumani 64 - Mhoumadi Ibrahim Youssouf 65 - Ali Mrahati 66 - Youssouf Zalhata 67 - Mogni Roukia 68 - Mogni Ali 69 - Riama Saïd Mlichioi 70 - 71 - Ali Mhoma Abida 72 - Msa Charif 73 - Msa Rania 74 - Msa Amir 75 - Ibrahim Mohamed Mlindé 76 - Izidine Ahamada 77 - Mohamed Bichara 78 - Youssoufa Djamali 79 - Youssoufa Hassana 80 - Mohamed Mfoihaya 81 - Youssoufa Hassanati 82 - Boina Hairiat 83 - Dahalani Oussama 84 - Dahalani Asslam 85 - Beurard Brino 86 - Ibrahinna Yakoub 87 - Ibrahinna Alfayed 88 - Mmadi Massimia Ahamada 89 - Mmadi Zalhata 90 - Mlamali Samir 91 - Mahamoud Sophie 92 - Abdou Dhoifir 93 - Soulé Moussa Youssouf 94 - Mathiot Véronique 95 - Abdounourou Elhadad 96 - Abdounourou Elhad 97 - Abdallah Bacar Youssouf 98 - Madaly Saltouna Jean 99 - Ali Ousseni Hassany 100 - Saïd Ali Mdahoma 101 - Abdoulenziz Mlamali 102 - Mohamed Abdou Saïd 103 - Oumouri Saïd 104 - Saïd Mloza Echata 105 - Youssouf Ramzi 106 - Youssouf Rakib Moussa 107 - Bounou Nassima 108 - Aboudou Aziza 109 - Bakari Bahia, adolescente de 14 ansrescapée 110 - Moussilimata Ahmed 111 - Ali Hadidja 112 - Hachimia Saïd Hamadi 113 - Mmadi Nassabiat 114 - Bacar Oussen Naoumi 115 - Ahamada Youssef 116 - Hassani Ahamada Bich 117 - Ahamada Yacoub 118 - Ahamada Laîla 119 - Saïd Mmadi 120 - Soilihi Abdou 121 - Fatima Simba 122 - Mohamed Echata 123 - Ibouroi Mohamed Mari 124 - Ibrahime Assoumani 125 - Ali Soulé 126 - Mmadi Houssamdine 127- Mmadi Laîla 128 - Mmadi Chaharzade 129 - Saïd Bacar Badria 130 - Saîd Bacar Wael 131 - Mohamed Elarif Waliat 132 - Saîd Bacar Wadion 133 - Mkontsi Amdjad 134 - Assoumani Amdjad 135 - Assoumani Hadidja 136 - Youssouf Mariame 137 - Mohamed Ahamada 138 - Mohamed Abida 142 - Djambaé Hamidou Les Comores mettent en cause Paris dans l'accident de l'A310 Un A310 de la compagnie Yemenia s'est abîmé dans la nuit de lundi à mardi près de l'archipel des Comores avec 153 personnes à bord, dont 66 Français. Une adolescente de 14 ans a été repêchée vivante par les secours. "Il y a énormément de compagnies qui sont interdites de faire voler leurs appareils en France. Etonnamment, la France ne nous a pas communiqué la liste des appareils" de la compagnie Yemenia, a déclaré Idi Nadhoim sur France 24. "Air Mozambique ou Air Angola sont interdits: là on a compris. Mais on n'a jamais entendu parler" de la compagnie yéménite, a-t-il assuré, laissant entendre que des intérêts commerciaux étaient en jeu. "Ce sont des Airbus, une grosse entreprise européenne", a-t-il dit. C'est le deuxième accident impliquant un Airbus en moins d'un mois après le drame du vol AF447 Rio-Paris qui a fait 228 morts le 1er juin et doit donner lieu à un premier rapport du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) jeudi. "Ce n'est pas Airbus qui est en cause, tel ou tel modèle d'avion. Une catastrophe aérienne, c'est un ensemble de choses, parfois des négligences, une erreur de pilotage ou de mauvaises conditions météo", a déclaré sur France Inter le secrétaire d'Etat français aux Transports, Dominique Bussereau. L'Airbus A310-300 de la Yemenia avait été exclu du sol français pour irrégularités en 2007 mais la compagnie Yemenia était autorisée. Elle ne fait pas partie de la liste noire des compagnies aériennes, a-t-il précisé. Devant les manquements aux procédures de sécurité constatés en juillet 2007 sur l'appareil, il n'était jamais réapparu en France. "On ne l'a jamais revu sur le sol français ce qui me laisse penser qu'il n'a pas été remis en si bon état que ça", a estimé Dominique Bussereau. "Cette compagnie était sous surveillance, elle était éminemment surveillée", a-t-il assuré alors que des proches des victimes évoquent des "avions poubelles" ou des "avions cercueils". A l'origine, un Airbus A330 de Yemenia était parti de l'aéroport de Paris-Roissy lundi matin avec 147 passagers et 11 membres d'équipage. Cet A330 a fait escale à Marseille, où 78 personnes ont embarqué, avant de décoller pour Sanaa où a été effectué un changement d'appareil. Laure Bretton, édité par Jean-Stéphane Brosse |
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Le gouvernement Comorien voudrait tout d’abord exprimer la douleur et la solidarité de tous les Comoriens à l’égard des victimes et de leurs familles et porte à l’attention de tous ce qui suit. Concernant les opérations de secours, le gouvernement comorien a mobilisé dès la survenue du crash, l’ensemble des dispositifs militaires et civils de secours et de réponses aux urgences. A cet effet, le gouvernement en partenariat avec le COSEP (Centre des opérations de secours et de la protection civile), a réquisitionné aussitôt, des moyens maritimes, aériens et terrestres ainsi que des équipes de plongeurs ; ce qui a permis d’identifier rapidement le lieu exact du crash et de commencer les opérations de secours. Le dispositif de secours mise en place, comprend aussi un hôpital de campagne installé dans le site du Galawa. Cet hôpital est actuellement opérationnel pour accueillir les corps des victimes et appliquer les soins d’urgences aux éventuels survivants. Le gouvernement a également mis en place une cellule d’écoute et d’accueil des parents des victimes ainsi que les trois numéros verts ci après : (269) 7634955/ 763.49.56/763.49.57 Par ailleurs, le gouvernement a aussi sollicité, dès les premières heures du crash, l’aide du Gouvernement français et de la communauté internationale. Les équipes de secours poursuivent leur travail et des informations détaillées sur l’évolution des opérations de secours, vous seront communiqué dans les heures qui viennent. Compte tenu de l’ampleur du drame, S.E. le Président de la République a décidé d’écourter sa mission en Lybie, dans le cadre du sommet de l’Union Africaine et de rentrer au pays pour piloter lui-même les opérations de secours. Pour terminer, le Gouvernement appelle les Comoriens au calme et à la sérénité, face à ce drame national. Aéroport international Prince Saïd Ibrahim, le 30.06.2009, à 10h30 GOUVERNEMENT DE L'UNION DES COMORES ________________________________________________________________ RENDEZ-VOUS LE JEUDI 02 JUILLET 2009 A 17H15 A LA MOSQUEE DE PARIS POUR UNE PRIERE AUX VICTIMES DE LA CATASTROPHE AERIENNE
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Un numéro (00 269 77 30 753) a été mis en place pour les familles des victimes. Pour une aide psychologique et juridique : 08 842 846 37.
Tous les numéros d'informations
En France
00 33 1 48 65 49 59
00 33 4-91-63-45-23
Aux Comores
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Au Yemen
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CATASTROPHE - Une jeune fille de 14 ans a échappé à la mort, mais la communauté comorienne est en colère...
Elle a 14 ans, et elle est ce mardi soir la seule survivante du crash de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia qui reliait Sanaa, au Yémen, à Moroni, aux Comores. A bord de l'appareil, 153 personnes, dont 11 membres d'équipage et 66 Français. Parmi elles, de nombreuses familles comoriennes rentrant au pays pour les vacances en provenance notamment de Roissy et de Marseille.
Hospitalisée à l'hôpital El Maarouf, «son état n'est pas inquiétant» selon la porte-parole du Croissant Rouge des Comores. Un miracle, qui n'élude pas les nombreuses questions soulevées par la communauté comorienne qui estime qu'on les fait voyager «dans des avions poubelles», comme l'a déploré Farid Soilihi, président de l'association «SOS voyages aux Comores». En cause, l'état de l'Airbus dans lequel les passagers ont dû monter à Sanaa.
Un avion «exclu» du territoire français
Car c'est un A330-200 qui a décollé de Roissy puis de Marseille, après escale. Mais au Yemen, c'est dans un A310-300 qu'ils embarquent. Un appareil qui avait été «exclu» du sol français «il y a quelques années (...) parce que nous estimions qu'il présentait un certain nombre d'irrégularités dans ses équipements», selon le secrétaire d'Etat français aux Transports, Dominique Bussereau.
«Est-ce qu'on peut emmener dans des conditions normales des passagers à partir du territoire français et ensuite les mettre dans un avion qui n'assurerait pas la sécurité ?», s'est-il interrogé. Mais la DGAC a affirmé à 20minutes.fr que le contrôle inopiné effectué par ses inspecteurs en 2007, n'était pas rédhibitoire, sinon l'avion serait resté au sol. L'appareil «n'était pas satisfaisant, mais il n'y avait pas de problème de sécurité.»
Vers une liste noire mondiale
Reste le problème de la compagnie Yemenia, qui a évité de justesse d'être inscrite par l'UE sur sa liste noire recensant les 200 compagnies dangereuses. Bien qu'elle n'ait pas été impliquée dans des incidents aériens majeurs ces dernières années, la Commission ayant décelé en juillet 2008 des «manquements» à certaines normes de sécurité. Mais Yemenia, après un délai supplémentaire, s'était mis en conformité in extremis.
Ce drame relance le souhait de Bruxelles de mettre en place des normes de sécurité mondiales pour le transport aérien. «Nous avons une liste noire, mais cette liste noire est seulement valable en Europe. En dehors de l'Europe, c'est seulement une indication», a précisé le commissaire européen aux Transports, Antonio Tajani. Ce mardi soir, il a annoncé qu'il allait évaluer les besoins des compagnies non européennes.
J.M. avec agence
20MINUTES.FR
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Drame de l'A310 : la colère des Comoriens de France
Angélique Négroni
Après le crash d'un A310 de Yemenia Airlines dans l'océan Indien, la communauté comorienne met en cause les «avions poubelles», qu'elle avait déjà dénoncés à plusieurs reprises, en vain.
C'était prévisible. De Marseille à La Courneuve, les représentants de la communauté comorienne, présente en grand nombre dans ces deux villes, n'ont eu de cesse mardi de signaler qu'une catastrophe devait un jour ou l'autre arriver. Depuis plusieurs années, ils dénoncent, disent-ils, les «avions poubelles» utilisés pour faire la liaison entre la France et les Comores. En première ligne de cette campagne d'action auprès des autorités compétentes, françaises comme étrangères, SOS voyage aux Comores, une association mise en place il y a un an. «Nous avons adressé des courriers à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et au secrétaire d'État aux Transports pour les alerter sur ces conditions de vol déplorables et nous n'avons jamais eu de réponse», déplore son porte-parole, Mustapha Abdou-Raouf.
Tous incriminent la compagnie Yemenia qui, d'après eux, se joue des contrôles de sécurité. «Pour un vol France-Comores, elle organise à chaque fois une escale à Sanaa, l'occasion pour elle d'affréter un autre avion pour rejoindre Moroni, la destination finale. Il s'agit d'appareils aux conditions de sécurité douteuses et qu'elle se garde bien d'utiliser pour des vols en Europe», explique Mustapha Abdou-Raouf. «Cet appareil pose problème depuis longtemps, Stéphane Salord, consul honoraire des Comores à Marseille, c'est absolument inadmissible que cette compagnie ait joué ainsi avec la vie de ses passagers.»
La description qui est faite de vols avec la compagnie yéménite est consternante. Certains signalent que les sièges des avions ne sont pas vissés correctement et que les coffres à bagages ne ferment pas. Sitti Mohamed qui habite Marseille se souvient de l'unique voyage réalisé en 2007 avec Yemenia Airways. «Les toilettes étaient dans un état déplorable et il n'y avait pas de gilet de sauvetage. J'avais l'impression qu'on était entre la vie et la mort», dit-elle, abattue : «Mon cousin était dans l'Airbus qui s'est abîmé en mer.»
D'autres racontent que des voyageurs qui ne voulaient pas monter dans ces avions l'ont été par la force à l'aéroport de Sanaa. Ce drame a suscité une véritable colère au sein de la communauté comorienne, soit 260 000 personnes réparties en France. «Les autorités françaises auraient dû s'assurer de leur sécurité», souligne Mustapha Abdou-Raouf.
Depuis un an, deux autres compagnies concurrencent Yemenia Airways. D'après SOS voyage aux Comores elles donnent toute satisfaction. Mais, faute de vols suffisants, elles ne peuvent prendre à elles seules tous les voyageurs.
LEFIGARO.FR
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Avec Le crash des Comores, la série noire continue pour les Airbus
Le crash s'est produit presque un mois jour pour jour après celui de l'Airbus A330 d'Air France entre Rio et Paris. Un Airbus A310-300 de la Yemenia, la compagnie nationale yéménite, en provenance de Sanaa, s'est abîmé en mer près des Comores dans la nuit de lundi à mardi. L'accident est survenu peu avant l'atterrissage au large de Moroni, avec 153 personnes à bord, dont 66 Français. Seul un passager a survécu. Selon nos informations, il s'agirait d'une jeune fille de 14 ans. Plusieurs témoins, à l'aéroport de Moroni, ont raconté que l'avion a entamé son approche pour atterrir avant de soudain repartir, puis de disparaître.
Sur les 142 passagers, 26 avaient embarqué à l'aéroport de Roissy, puis quarante autres lors d'une escale à Marseille. Dominique Bussereau, ministre des Transports français, a précisé que plusieurs d'entre eux avaient la double nationalité française et comorienne. Volant à bord d'un Airbus A330 récent, ils avaient dû changer d'appareil à Sanaa, au Yémen, pour embarquer dans un Airbus A310-300 vieux de dix-neuf ans.
Paris a indiqué que cet avion avait été « exclu » il y a quelques années du sol français pour des « défauts » (lire ci-contre). « Est-ce qu'on peut emmener dans des conditions normales des passagers à partir du territoire français et ensuite les mettre dans un avion qui n'assurerait pas la sécurité ? », s'est interrogé Dominique Bussereau. Des accusations aussitôt réfutées par le Yémen, qui a affirmé que l'appareil ne présentait aucun problème technique, précisant que les « remarques » émises en 2007 étaient d'ordre esthétique - à propos des sièges et du « décor des cabines ». La France compte suivre de très près l'enquête. Elle dépêche sur zone deux bâtiments de la marine nationale et un avion Transall. Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération, devait se rendre sur place hier soir. Une cérémonie religieuse, à laquelle Nicolas Sarkozy participera, est prévue jeudi après-midi à la mosquée de Paris. W
Un numéro (00 269 77 30 753) a été mis en place pour les familles des victimes. Pour une aide psychologique et juridique : 08 842 846 37.
Bastien Bonnefous
20 MINUTES.FR
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La détresse des Comoriens de La Courneuve
Au moins six des victimes du crash de l’airbus A-310 pourraient être originaires de Seine-Saint-Denis. Les familles dans l’incertitude ont prié ensemble à la mosquée.
Les yeux cernés par une nuit d’angoisse, Ahmed Abdoulwhab tente de réconforter ses amis comoriens. Hier, à 14 heures, à l’heure de la prière, les sages de la communauté comorienne de La Courneuve se sont rassemblés aux abords de la mosquée du quartier des Clos. « Nous avons appris la nouvelle dans la nuit. Nous sommes très affectés par ce drame qui touche la France et les Comores », martèle d’une voix douce Ahmed, majestueux dans sa longue tunique blanche.
Plus de 1 000 Comoriens ou Français d’origine comorienne vivent dans cette commune de 37 000 habitants.
« Mon père était certainement dans ce vol. Il est probablement une des victimes. Mais rien n’est encore sûr. » La voix tremblante, Djamali Ibrahime témoigne. Dès l’annonce du crash, ce jeune homme de 29 ans, consultant de profession, s’est rendu auprès de ses proches. « On sait que parmi les Comoriens qui ont embarqué à Roissy, beaucoup venaient de La Courneuve. Mais on ne sait pas combien sont restés à Sanaa et combien sont repartis à Moroni », explique Bacar Soilihi, collaborateur du député PS Daniel Goldberg et Français d’origine comorienne.
« Je n’étais pas rassuré, ce n’est pas une compagnie sûre »
« J’ai un ami à Sanaa qui s’est rendu à l’aéroport. Il n’arrive pas à savoir si mon père est parti sur cet A-310 », confirme Djamali, qui avoue craindre le pire. « Lundi soir, je dînais avec des amis. A 23 h 15, j’ai eu comme un pressentiment et je leur ai dit : mon père doit être en train d’arriver à Moroni. C’est à ce moment, semble-t-il, que l’avion s’est abîmé en mer. » Ibrahime Assoumani, le père de Djamali, n’aurait pourtant jamais dû prendre cet avion. « Il devait partir lundi avec Kenyan Airways. Mais vendredi soir, alors que son voyage était réservé depuis trois mois, l’agence l’a appelé pour lui dire qu’il n’y avait plus de place. Il a pris un billet avec Yemenia. Je n’étais pas rassuré, car ce n’est pas une compagnie sûre. »
Selon les dernières informations communiquées tard hier soir , il y aurait au moins six victimes originaires de La Courneuve, dont une mère et ses trois enfants. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place hier au collège Jean-Vilar, dont deux élèves pourraient avoir péri dans le crash .
A la salle Rouault où se sont rassemblées plus de 200 personnes, c’est la colère qui l’emportait. Unanimes, tous dénoncent les « avions épaves » qui assurent la liaison Sanaa-Moroni, des avions avec « des fauteuils sans ceinture », « des bagages qui vous tombent dessus » et des « fuites d’eau sur vos têtes ». Depuis un an, l’association SOS Voyage aux Comores, qui compte plusieurs Courneuviens, dénonce les conditions de vol entre le Yemen et les Comores. En vain.
Le Parisien
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